« Ce n’était vraiment pas à cause de la chaleur. Les conditions étaient tout à fait acceptables pour jouer. C’était juste moi aujourd’hui (…) Je n’ai pas bien dormi et je ne me sentais pas bien au réveil », a déclaré Jannik Sinner après s’être totalement effondré physiquement au deuxième tour de Roland‐Garros, alors qu’il menait 6–3, 6–2, 5–1 contre Juan Manuel Cerundolo (56e mondial).
L’entraîneur français Patrick Mouratoglou fait partie des observateurs n’ayant pas été convaincu par les explications du numéro 1 mondial.
« Tout le monde a été extrêmement surpris, c’est le moins qu’on puisse dire, par la défaite de Jannik à Roland‐Garros. Pour moi, c’est à 100 % un problème mental. Le véritable message que je retiens de sa conférence de presse, c’est qu’il ne veut pas que ses adversaires sachent qu’il a une faiblesse à ce niveau‐là. Il a en fait une grande faiblesse, qui est sa résistance à la chaleur et à l’humidité extrêmes. Quand les deux sont réunies, c’est encore pire. Ce n’est pas la première fois que ça arrive. C’est arrivé à Shanghai. Il a dû abandonner en cours de match parce qu’il avait des crampes dans tout le corps. Il a failli perdre à l’Open d’Australie. Il avait de très fortes crampes, mais ils ont fermé le toit, mis la climatisation, et il a finalement gagné. Je comprends qu’il ne veuille pas le dire. Il ne veut probablement pas que son adversaire pense que, quand il fait très chaud, s’il joue contre Jannik, il a une chance. C’est un vrai sujet pour Jannik. Maintenant, il doit se concentrer sur Wimbledon, mais juste après, ce sera l’American Swing. Des conditions extrêmes. La chaleur et l’humidité sont terribles. Et c’est souvent le cas à l’US Open aussi. »
Publié le dimanche 31 mai 2026 à 12:42



