Accueil Roland Garros

Battue par la Russe Shnaider, l’Ukrainienne Oliynykova en remet une couche : « Elle ne veut pas s’exprimer sur la guerre, car si elle donnait son avis, cela ferait un énorme scandale »

543

« C’est comme si elle avait joué en Allemagne nazie pour des offi­ciers de la Gestapo », lâchait l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova avant son troi­sième tour à Roland‐Garros contre la Russe Diana Shnaider (23e mondiale), qu’elle accuse d’avoir parti­cipé à un tournoi orga­nisé par Gazprom.

Après sa défaite en deux sets (7−5, 6–1), la 65e joueuse mondiale en a remis une couche sur son adver­saire, soutien selon elle de son président Vladimir Poutine. 

« Elle ne veut pas s’exprimer sur la guerre, car si elle donnait son avis, cela ferait un énorme scan­dale. Elle ne veut rien dire à ce sujet, car elle sait que ce qu’elle a fait ici serait inac­cep­table aux yeux des personnes vivant en Europe qui croient en certaines valeurs démo­cra­tiques, qui croient en la liberté, et elle le sait. En Russie, ils ont juste cette glori­fi­ca­tion selon laquelle ils sont au‐dessus du reste du monde. Leur propa­gande est pleine de haine envers la France aussi, envers l’Allemagne, envers tant de pays. Elle ne veut pas partager ça, mais elle vient quand même ici. Elle gagne cet argent, cette publi­cité, et elle va y retourner (…) Ils veulent gagner de l’argent. Ils veulent être sous les feux de la rampe. Ils veulent utiliser cela pour soutenir leurs dicta­teurs. C’est ce qu’ils veulent faire et ce que nous devons cesser d’accepter. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.