« C’est comme si elle avait joué en Allemagne nazie pour des officiers de la Gestapo », lâchait l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova avant son troisième tour à Roland‐Garros contre la Russe Diana Shnaider (23e mondiale), qu’elle accuse d’avoir participé à un tournoi organisé par Gazprom.
Après sa défaite en deux sets (7−5, 6–1), la 65e joueuse mondiale en a remis une couche sur son adversaire, soutien selon elle de son président Vladimir Poutine.
« Elle ne veut pas s’exprimer sur la guerre, car si elle donnait son avis, cela ferait un énorme scandale. Elle ne veut rien dire à ce sujet, car elle sait que ce qu’elle a fait ici serait inacceptable aux yeux des personnes vivant en Europe qui croient en certaines valeurs démocratiques, qui croient en la liberté, et elle le sait. En Russie, ils ont juste cette glorification selon laquelle ils sont au‐dessus du reste du monde. Leur propagande est pleine de haine envers la France aussi, envers l’Allemagne, envers tant de pays. Elle ne veut pas partager ça, mais elle vient quand même ici. Elle gagne cet argent, cette publicité, et elle va y retourner (…) Ils veulent gagner de l’argent. Ils veulent être sous les feux de la rampe. Ils veulent utiliser cela pour soutenir leurs dictateurs. C’est ce qu’ils veulent faire et ce que nous devons cesser d’accepter. »
Publié le dimanche 31 mai 2026 à 14:08



