Accueil Roland Garros

Marion Bartoli sur Aryna Sabalenka : « On voit très bien qu’elle est tota­le­ment détruite par cette défaite et qu’il y a beau­coup de haine en elle »

993

« Je n’ai aucune pensée, aucune émotion. Là tout de suite, j’ai juste envie d’arrêter le tennis », a lâché Aryna Sabalenka après sa doulou­reuse défaite contre la Russe Diana Shnaider (23e mondiale) en quarts de finale de Roland‐Garros.

Alors qu’elle menait 6–3, 4–1 (double break), puis 5–3, la numéro 1 mondiale a tout simple­ment sombré et concédé les dix derniers jeux du match (3−6, 7–5, 6–0).

Au micro de Prime Video, Marion Bartoli a commenté les décla­ra­tions d’après‐match de la Biélorusse. 

« On voit très bien que, psycho­lo­gi­que­ment, elle va extrê­me­ment mal et qu’elle est tota­le­ment détruite par cette défaite, qu’il y a beau­coup de haine en elle puis­qu’elle dit : ‘Demain, je vais dans une pièce où, vous savez, on peut tout casser pour se défouler’, parce qu’il y a telle­ment de colère en elle. Et elle vous dit aussi : ‘Là, actuel­le­ment, j’ai envie d’ar­rêter le tennis.’ Pour moi, aujourd’hui, en tant qu’en­traî­neuse, effec­ti­ve­ment, après des défaites, certaines joueuses vous disent ça : ‘J’ai envie de poser les raquettes, de ne plus voir un court de tennis’, telle­ment il y a de décep­tion. Et la décep­tion prend le dessus sur l’amour du sport. Et c’est vrai que là où ça ne devient pas facile, c’est que lors de ces confé­rences de presse, il y a peut‐être cinquante jour­na­listes dans la salle, mais elles sont reprises dans le monde entier aujourd’hui avec les réseaux sociaux. Et, dans le monde entier, avec les réseaux sociaux, peut‐être que le gros titre qui va appa­raître dans les jour­naux, c’est : ‘Aryna Sabalenka va arrêter le tennis’, alors que ce n’est pas profon­dé­ment ce qu’elle pense. C’est juste sur le coup de la déception. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.