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Marion Bartoli sur la diffé­rence entre le tennis fran­çais et italien : « Regardez leurs box en tribunes »

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Alors que Jannik Sinner a été éliminé dès le deuxième tour à la surprise géné­rale, l’Italie va quand même placer un repré­sen­tant en finale de Roland‐Garros : Flavio Cobolli (14e mondial) ou l’im­mense surprise Matteo Arnaldi (104e), qui s’af­fron­te­ront vendredi en demies. 

Au micro de Prime Video, Marion Bartoli a pointé la force du modèle italien, qui fait selon elle la diffé­rence avec le tennis français. 

« Regardez les box en tribunes des joueurs italiens. Regardez combien il y a de personnes dans les box. Il y a beau­coup de monde dans les staffs. C’est colossal. Pour Cobolli, ils sont tous avec le survê­te­ment de la Fédération italienne. Il y a beau­coup de joueurs italiens qui ont un staff tota­le­ment italien, en partie financé par la Fédération italienne. Et c’est là où, moi, je pense qu’une fois qu’on a formé des joueurs qui sont 40e, 50e, 60e mondiaux, il faut les amener encore plus haut. Je prends vrai­ment l’exemple de Paolini, qui avait un staff de 4,5 personnes qui la suivait sur tous les tour­nois, partagé avec d’autres joueuses italiennes qui étaient présentes. Et ça l’a amenée de la 40e, 50e place mondiale, à remporter le tournoi de Dubaï, à faire une finale à Roland‐Garros, et à la projeter et la cata­pulter dans un niveau de clas­se­ment et de résul­tats bien meilleur. Moi je crois que sur la forma­tion, on n’a pas trop grand‐chose à envier aux Italiens. On forme beau­coup de joueurs, on a beau­coup de joueurs dans le top 200. Mais en revanche, une fois que les joueurs sont dans le top 100, on peut vrai­ment s’ins­pirer de leur modèle. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.