Après la prestation décevante de Jakub Mensik contre Alexander Zverev en demi‐finales et le forfait de Matteo Arnaldi avant son duel 100% italien contre Flavio Cobolli, le septuple lauréat en Grand Chelem Mats Wilander a partagé ses réflexions dans une chronique écrite pour L’Equipe.
« Après cette journée très étrange, mes impressions sont les mêmes qu’au soir de la défaite de Jannik Sinner : l’espèce humaine ne se rend pas compte quand les choses vont vraiment bien. Quand Sinner se met à tout gagner avant d’arriver ici, c’est anormal. On pense qu’il va tout rafler pendant les trois prochaines années. Mais ça ne se passe jamais comme ça. Parce que la vie ne se passe pas comme ça. Alors on doit s’enflammer quand Sinner et Alcaraz sont en bonne santé. Au lieu de parler du « nouveau duo » qui écrase tout. En disant que personne ne pourra plus les battre, que c’est ennuyeux, ou je ne sais quoi encore. Pour le sport lui‐même, je pense qu’on doit être plus positifs quand les choses vont vraiment bien. Car on sait que ça ne va pas durer éternellement, la preuve. Une fois que j’ai dit cela, je pense que la chaleur de la première semaine a rendu tous les matches plus équilibrés. Si on a eu autant de surprises, c’est parce que quand tu joues sous la chaleur extrême et que tu es mené 30–0, tu vas essayer de gagner le jeu, mais tu ne vas pas jouer chaque point comme si ta vie en dépendait. Tu vas plutôt tenter le tout pour le tout. Ou si tu es mené 4–1 dans un set, tu vas très probablement le laisser filer. Alors que s’il fait des températures plus clémentes, tu te bats probablement pour revenir. »
Publié le samedi 6 juin 2026 à 13:05



