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Mirra Andreeva après son titre : « Je n’aurai jamais la même aura que Roger Federer, personne ne l’aura, mais j’ai voulu m’inspirer de son atti­tude sur le court »

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« Je ne suis pas une cham­pionne. Je suis une blague. Je vais perdre », lâchait Mirra Andreeva lors d’un chan­ge­ment de côté au troi­sième tour à Madrid, où elle était fina­le­ment allée jusqu’en finale. 

Quelques semaines plus tard, la Russe de 17 ans a remporté à Roland‐Garros son premier titre du Grand Chelem. 

En confé­rence de presse après sa victoire en finale contre Maja Chwalinska (6−3, 6–2), Andreeva a révélé s’être inspirée de Roger Federer. 

Q. Il y a un peu plus d’un mois, vous sembliez traverser une période compli­quée à Madrid. Comment êtes‐vous passée de cette situa­tion à un titre du Grand Chelem ?
MIRRA ANDREEVA : Je ne dirais pas qu’il y a eu une grande remise à zéro ou un chan­ge­ment radical. Mon psycho­logue dit souvent que l’on peut toujours choisir la façon dont on se comporte sur le court, la façon dont on joue et même la personne que l’on veut être. J’ai simple­ment décidé d’être une combat­tante. J’ai aussi regardé beau­coup de matches de Roger Federer ici. Je n’aurai évidem­ment jamais la même aura que lui, personne ne l’aura, mais j’ai voulu m’inspirer de son atti­tude sur le court. Je voulais avoir une bonne atti­tude, ne pas montrer trop de frus­tra­tion et offrir quelque chose d’agréable à regarder pour les spec­ta­teurs. C’est sur cela que je me suis concentrée.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.