« Alexander Zverev est un person­nage clivant, qui est beau­coup sur la défen­sive. Et ce qu’on perçoit de lui n’est pas toujours très agréable », estime Bertrand Milliard

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Alexander Zverev n’a pas fait que des heureux en rempor­tant son premier titre du Grand Chelem, à Roland‐Garros. 

Alors que L’Équipe a décidé de ne pas mettre l’Allemand en Une en raison de son passé extra‐sportif et que certaines pointent du doigt son atti­tude face aux critiques, Bertrand Milliard, jour­na­liste pour Eurosport, a évoqué la person­na­lité complexe et clivante de l’ac­tuel 3e joueur mondial. 

« C’est un person­nage qui est beau­coup sur la défen­sive et c’est ce qui le rend parfois désa­gréable. En tant que jour­na­liste, lors­qu’on lui pose une ques­tion, il va se mettre tout de suite dans une posi­tion défen­sive. Et je le remarque aussi avec l’en­tre­tien de L’Équipe, qui ne parle pendant très long­temps que de tennis ou de sa maladie, et au moment où cela touche son passé et son procès, il ferme la porte direc­te­ment et il se ferme comme une huitre. C’est un person­nage qui est clivant et, on ne le connaît pas de l’in­té­rieur donc c’est diffi­cile à dire, mais ce qu’on perçoit de lui n’est pas toujours très agréable. Il y a aussi ce fameux second degré, c’est quel­qu’un d’assez caus­tique, on l’a vu quand même dans pas mal de ses discours à Roland‐Garros. Ce qu’il dit à son kiné, c’est forcé­ment du second degré mais est‐ce que c’est vrai­ment marrant ou drôle ? Ce qu’il dit à Sam Querrey, sur l’an­tenne de TNT : ‘Je croyais qu’il n’y avait que des cham­pions sur cette chaîne’. On sent qu’il ne veut pas et qu’il n’aime pas être critiqué. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.