Emilio Nava, 87e mondial, sur Carlos Alcaraz : « J’ai passé quatre ans à m’en­traîner avec lui et j’ai moi‐même été surpris quand il est devenu le plus jeune numéro 1 mondial de l’histoire »

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Blessé au poignet et d’ores et déjà forfait pour Wimbledon après avoir manqué Roland‐Garros, Carlos Alcaraz perd un peu de temps mais n’est pas en retard sur les plus grandes légendes du tennis. Bien au contraire. À seule­ment 23 ans, il a déjà glané 7 titres du Grand Chelem. 

Lors d’une inter­view accordée à Tennis365, l’Américain Emilio Nava (87e mondial) s’est exprimé sur la progres­sion fulgu­rante de l’Espagnol, qu’il a pu observer de près. 

« J’ai passé quatre ans à Alicante à l’Académie Juan Carlos Ferrero, et oui, j’ai suivi d’in­nom­brables entraî­ne­ments avec Alcaraz : il est d’un tout autre niveau. Mentalement, on voyait tout de suite qu’il était d’un autre niveau, et c’était génial d’avoir ces quatre années d’expérience avec quelqu’un comme lui (…) Mais qui n’a pas été surpris quand il a remporté son premier Grand Chelem à 19 ans et est devenu le plus jeune numéro 1 mondial de l’his­toire ? J’ai été surpris, mais en même temps je me disais que ce n’était qu’une ques­tion de temps. Physiquement, c’était une véri­table bête. Et il l’est toujours. C’est dommage qu’il se soit blessé, mais je pense qu’il reviendra. C’était incroyable de le voir grandir. Je l’ai rencontré quand il avait, je crois, 15 ans, et il n’a cessé de grandir et de devenir plus fort, et c’était cool à voir. À chaque tournoi, on se voit, on se fait un gros câlin, et je connais toute l’équipe, et on est tous, on est tous super proches, donc c’est, c’est une belle camaraderie. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.