Benoît Paire sur Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic : « Il n’y en a pas un où je me suis dit : c’est au‐dessus »

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Benoît Paire fait partie des joueurs ayant eu la chance, ou la malchance, d’af­fronter Roger Federer (0−7), Rafael Nadal (0−4) et Novak Djokovic (1−2).

Invité à tran­cher lors d’une inter­view accordée à « The Elevate House », le Français n’a néan­moins pas voulu placer un joueur au‐dessus des deux autres. 

« La triplette m’a marqué, mais il n’y en a pas un où je me suis dit : c’est au‐dessus. Ils avaient chacun leur qualité, chacun leurs défauts, beau­coup moins de défauts que les autres. Mais surtout des qualités. Contre Djokovic, on avait du mal à faire un jeu de service, alors que tu jouais n’im­porte quel autre, tu te dis :bon ça va, moi je servais plutôt bien donc je me faisais pas trop breaker. Mais dès que j’ar­ri­vais contre Djokovic, j’avais l’im­pres­sion que tous les jeux de service étaient une galère. Chacun avait leurs qualités. Federer, t’avais l’im­pres­sion qu’il pouvait t’hu­mi­lier sur chaque frappe. Nadal, t’as l’im­pres­sion qu’il pouvait jouer 5 heures, sans aucun problème, et t’en­voyer des coups droits. Ces sont au‐dessus de nous. C’est comme au basket, t’as des mecs comme Lebron James. Pourquoi Steph Curry marque tous les 3 points, alors que tous les autres, ils s’en­traînent pareil et ils les mettent pas ? Il y a des surdoués dans chaque sport, et il y a des talents innés. »

A noter qu’à 37 ans, Benoît Paire n’a aujourd’hui plus de clas­se­ment et n’a plus joué depuis le 27 janvier dernier.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.