« Je suis tota­le­ment convaincu que Jannik Sinner est déjà passé à autre chose. Comme l’a expliqué Roger Federer, le propre du cham­pion, c’est le point suivant », affirme Frédéric Verdier

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S’il n’a pas disputé de tournoi offi­ciel sur gazon avant Wimbledon, Jannik Sinner a eu tout le temps de se reposer et de se préparer pour le Grand Chelem londo­nien après son énorme défaillance à Roland‐Garros. 

Le jour­na­liste Frédéric Verdier, chro­ni­queur pour l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, ne se fait aucun souci pour le numéro 1 mondial. 

« Je suis convaincu, tota­le­ment convaincu, que Jannik Sinner a déjà rebondi, qu’il est déjà passé à autre chose. Déjà parce qu’il l’a fait l’an dernier. L’an dernier, qu’on le veuille ou non, sa défaite en finale de Roland‐Garros, c’est un match abso­lu­ment mythique, histo­rique, mais c’est un échec pour lui. Trois balles de match. Beaucoup se disent, à l’issue de cette finale : ‘Il ne va pas s’en relever, il va mettre un temps fou à s’en relever.’ Et il a magis­tra­le­ment rebondi en gagnant Wimbledon. Là, c’est presque plus facile à digérer puis­qu’il a raison : ça lui permet de s’en­traîner, de faire la tran­si­tion vers le gazon beau­coup plus rapi­de­ment. Et encore une fois, c’est un cham­pion. Donc le propre du cham­pion, a fortiori en tennis, comme l’ont expliqué, comme ont même disserté là‐dessus Federer et plein d’autres, c’est le point suivant. Voilà, le fameux truc de Federer : ‘J’ai gagné 54 % des points que j’ai joués de toute ma carrière’, alors qu’il a remporté vingt Grands Chelems. Et donc, Sinner est habitué à ça : je ne me projette pas, ou plutôt j’ou­blie ce qui vient de se passer. Le passé proche ne compte plus du tout. Ce qui compte, c’est le présent et c’est surtout le point suivant. Donc là, c’est le tournoi suivant. Aucun problème. Moi, j’y crois abso­lu­ment. Même si son discours paraît un peu léni­fiant, pour moi, il est calqué sur la totale réalité de ce qu’il pense actuel­le­ment. Vraiment, il va arriver à Wimbledon, sans tournoi avant ce n’est pas grave. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.