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Patrick Mouratoglou, ancien coach de Serena Williams : « Son adver­saire ne figu­rait peut‐être pas dans le top 20, mais elle a joué comme une joueuse du top 20 »

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Si pour son grand retour en simple à l’âge de 44 ans, après quatre ans d’absence, Serena Williams s’est inclinée en trois sets contre l’Australienne Maya Joint (87e mondiale) au premier tour de Wimbledon (6−3, 6–7[3], 6–3), son ancien entraî­neur, Patrick Mouratoglou, juge sa perfor­mance très encourageante. 

« Ne vous y trompez pas, le match de Serena était d’un très haut niveau. Son adver­saire ne figu­rait peut‐être pas dans le top 20, mais elle a joué comme une joueuse du top 20 mondial. Tout d’abord, je trouve que Serena a été impres­sion­nante. Elle a 44 ans. Elle n’a pas disputé un seul match depuis quatre ans. Elle a deux enfants et elle joue à ce niveau dès les premières balles. C’est incroyable. Deuxièmement, la joueuse qu’elle a affrontée traverse une mauvaise année. Mais lors de ce match, elle a su jouer à son meilleur niveau. Je pense qu’il a fallu à Serena, je dirais un set et demi, pour vrai­ment entrer dans le match. Elle n’avait pas disputé de match depuis quatre ans, c’est donc normal.
Après un set et demi, on a pu voir le niveau dont elle est capable aujourd’hui. À la moitié du troi­sième set, elle a commencé à montrer des signes de fatigue. Elle n’a pas pu main­tenir le même niveau de jeu jusqu’à la fin. Mais qu’est-ce que cela nous apprend ? Qu’elle est capable de jouer au plus haut niveau, c’est certain. De quoi a‑t‐elle besoin ? D’améliorer quelques points, et elle sera de retour. Donc pour moi, ce ne sont que de bonnes nouvelles pour l’avenir. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.