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Auger‐Aliassime sur son échange très tendu avec Davidovich Fokina : « Cette règle est honteuse »

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S’il s’est imposé en cinq sets contre Alejandro Davidovich Fokina en huitièmes de finale de Wimbledon (6–7[4], 7–6[6], 6–3, 6–7[2], 6–1), Felix Auger‐Aliassime est apparu parti­cu­liè­re­ment agacé au moment de la poignée de main.

À l’ori­gine de sa frus­tra­tion, un épisode clé de la rencontre. Alors qu’il menait 5–3 dans le quatrième set et dispo­sait de deux balles de match sur le service de l’Espagnol, ce dernier s’est tordu la cheville. Après une longue inter­rup­tion, Auger‐Aliassime s’est fait débreaker dans la foulée avant de perdre le set au jeu décisif. Sans consé­quence, toute­fois, puisque le Canadien a rapi­de­ment remis les pendules à l’heure avec un 6–1 dans l’ul­time manche. 

Au moment de revenir sur sur son échange tendu avec son adver­saire, le 4e joueur mondial a toute­fois fait passer un message en s’en prenant au règle­ment enca­drant les inter­rup­tions médicales.

« Je ne veux pas entrer dans les détails de ce dont nous avons parlé, lui et moi. S’il veut venir ici pour en parler, il peut le faire, mais il connaît mon opinion. Le règle­ment doit changer. Tant que le règle­ment restera tel quel, un joueur s’en servira à son avan­tage. C’est très simple : si tu es grave­ment blessé pendant que ton adver­saire sert, tu dois perdre tous les points jusqu’à ce que tu puisses appeler le kiné. Si le kiné t’aide à te remettre, tu joues ton jeu de service. Si tu es grave­ment blessé, alors tu aban­donnes. Mais inter­rompre le match pour appeler le kiné, ça me semble être une règle honteuse. Je ne connais aucun autre sport où l’on puisse faire ça. Je le dis sérieu­se­ment. C’est une règle honteuse. »

A noter que Felix Auger‐Aliassime va désor­mais affronter Novak Djokovic pour une place dans le dernier carré. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.