Novak Djokovic : « J’ai du mal à accepter cette réalité, et ça me rend fou. Bien sûr que ça me rend fou »

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Si Novak Djokovic, en tant que poly­glotte, est tout à fait capable d’ex­primer des senti­ments et ressentis complexes dans plusieurs langues étran­gères, ses confé­rences de presse dans sa langue natale, le serbe, restent malgré tout les plus intéressantes.

Cela a une nouvelle fois été le cas ce vendredi suite à sa défaite en demi‐finale de Wimbledon contre Jannik Sinner. 

Et après avoir poussé un gros coup de gueule sur la pres­sion des médias au sujet de la fameuse quête du 25e titre du Grand Chelem, a fait une confes­sion pleine de sincé­rité au sujet de sa nouvelle réalité : celle d’un joueur de 39 ans dont le corps ne suit pas toujours l’esprit. 

« J’ai du mal à accepter, après tout ce que j’ai accompli et toute l’expérience que j’ai acquise, que mon niveau ait autant baissé. Je sais où la balle va aller. Mentalement, je suis prêt à faire face à toutes les situa­tions, mais mon corps ralentit. J’ai constam­ment l’impression d’avoir un demi‐pas de retard sur mon adver­saire. Ça me rend fou. Bien sûr que ça me rend fou, parce que je veux toujours être le meilleur et battre n’importe qui qui se présente devant moi. J’essaie de rester opti­miste et de repré­senter mon pays du mieux possible. On verra bien jusqu’où je pourrai aller. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.