Djokovic : « Voici ce que j’ai le plus de mal à accepter : Un jour, je joue de manière extra­or­di­naire, et le lende­main, j’ai l’impression d’être décon­necté de mon propre corps. C’est comme si j’étais une personne complè­te­ment différente »

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Lors de sa confé­rence de presse dans sa langue natale, en serbe, après sa défaite contre Jannik Sinner en demi‐finales de Wimbledon, Novak Djokovic s’est longue­ment confié sur ses sensations.

Et après avoir poussé un vrai coup de gueule contre les médias à propos de sa quête du 25e Grand Chelem et fait un sacré aveu concer­nant la nouvelle réalité de sa carrière, le Serbe en a rajouté une couché à propos de cette dernière. Toujours avec beau­coup de sincérité. 

« C’est proba­ble­ment ce que j’ai le plus de mal à accepter. Un jour, je joue de manière extra­or­di­naire, tant à l’entraînement qu’en match, et le lende­main, j’ai l’impression d’être décon­necté de mon propre corps. C’est comme si j’étais une personne complè­te­ment diffé­rente. J’imagine que, biolo­gi­que­ment, certaines choses fonc­tionnent ainsi et qu’il y a beau­coup plus de fluc­tua­tions physiques et mentales. À l’entraînement, on recherche ces sensa­tions, ce rythme, cette bonne prise de balle. On sait contre qui on va jouer et on sait comment aborder le match. Mais si ces sensa­tions ne sont pas au rendez‐vous, la tension s’installe, la nervo­sité appa­raît et on entre dans un cercle vicieux dont on essaie de sortir pendant la rencontre. C’est une chose de s’entraîner, c’en est une autre de disputer un match, mais c’est juste­ment pour retrouver ces sensa­tions qu’on s’entraîne. Si elles ne se mani­festent pas, cela repré­sente évidem­ment un fardeau supplémentaire. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.