Lors de sa conférence de presse dans sa langue natale, en serbe, après sa défaite contre Jannik Sinner en demi‐finales de Wimbledon, Novak Djokovic s’est longuement confié sur ses sensations.
Et après avoir poussé un vrai coup de gueule contre les médias à propos de sa quête du 25e Grand Chelem et fait un sacré aveu concernant la nouvelle réalité de sa carrière, le Serbe en a rajouté une couché à propos de cette dernière. Toujours avec beaucoup de sincérité.
« C’est probablement ce que j’ai le plus de mal à accepter. Un jour, je joue de manière extraordinaire, tant à l’entraînement qu’en match, et le lendemain, j’ai l’impression d’être déconnecté de mon propre corps. C’est comme si j’étais une personne complètement différente. J’imagine que, biologiquement, certaines choses fonctionnent ainsi et qu’il y a beaucoup plus de fluctuations physiques et mentales. À l’entraînement, on recherche ces sensations, ce rythme, cette bonne prise de balle. On sait contre qui on va jouer et on sait comment aborder le match. Mais si ces sensations ne sont pas au rendez‐vous, la tension s’installe, la nervosité apparaît et on entre dans un cercle vicieux dont on essaie de sortir pendant la rencontre. C’est une chose de s’entraîner, c’en est une autre de disputer un match, mais c’est justement pour retrouver ces sensations qu’on s’entraîne. Si elles ne se manifestent pas, cela représente évidemment un fardeau supplémentaire. »
Publié le mardi 14 juillet 2026 à 14:44



