Mats Wilander sur Jannik Sinner : « J’ai été très marqué par le fait qu’il fasse ça en finale de Wimbledon »

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Dans sa chro­nique écrite pour L’Equipe après le nouveau sacre de Jannik Sinner à Wimbledon, le septuple lauréat en Grand Chelem Mats Wilander n’a pas caché son admi­ra­tion pour l’Italien, dont la force mentale ne cesse de l’impressionner. 

« Ce que raconte cette finale, et plus globa­le­ment cette fin de tournoi, c’est que Jannik continue de s’amé­liorer, et ça, c’est assez incroyable pour un n° 1 mondial, et ça a de quoi inquiéter tout le monde. En demi‐finales, il a réussi à faire de son duel avec Novak Djokovic un non‐événement (6−4, 6–4, 6–4), alors qu’il avait abso­lu­ment tout à perdre dans ce match. Et puis, en finale, il n’a, à aucun moment, été rattrapé par ses nerfs, alors qu’une année vierge de Grand Chelem aurait constitué un grand échec. J’ai été très marqué par le fait qu’il a tenté une amortie, et je crois bien que c’était sa première du match, sur balle de set dans la première manche. Ça ressem­blait à une grande preuve de confiance, du genre : ‘Même si je perds le premier, pas bien grave’. Le message envoyé à tous les autres est : ‘Vous allez devoir progresser pour espérer venir me cher­cher’, et ça s’adresse aussi à Alcaraz. Après ce qu’on vient de voir, on peut jeter aux oubliettes ce qui est arrivé à Jannik au dernier Roland‐Garros. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.