Dans sa chronique écrite pour L’Equipe après le nouveau sacre de Jannik Sinner à Wimbledon, le septuple lauréat en Grand Chelem Mats Wilander n’a pas caché son admiration pour l’Italien, dont la force mentale ne cesse de l’impressionner.
« Ce que raconte cette finale, et plus globalement cette fin de tournoi, c’est que Jannik continue de s’améliorer, et ça, c’est assez incroyable pour un n° 1 mondial, et ça a de quoi inquiéter tout le monde. En demi‐finales, il a réussi à faire de son duel avec Novak Djokovic un non‐événement (6−4, 6–4, 6–4), alors qu’il avait absolument tout à perdre dans ce match. Et puis, en finale, il n’a, à aucun moment, été rattrapé par ses nerfs, alors qu’une année vierge de Grand Chelem aurait constitué un grand échec. J’ai été très marqué par le fait qu’il a tenté une amortie, et je crois bien que c’était sa première du match, sur balle de set dans la première manche. Ça ressemblait à une grande preuve de confiance, du genre : ‘Même si je perds le premier, pas bien grave’. Le message envoyé à tous les autres est : ‘Vous allez devoir progresser pour espérer venir me chercher’, et ça s’adresse aussi à Alcaraz. Après ce qu’on vient de voir, on peut jeter aux oubliettes ce qui est arrivé à Jannik au dernier Roland‐Garros. »
Publié le mercredi 15 juillet 2026 à 08:36



