Rennae Stubbs : « Si on suppri­mait cette règle, Novak Djokovic ne serait pas arrivé épuisé pour sa demi‐finale contre Jannik Sinner »

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Si en tant que passionné de tennis, on se demande comment on peut ne pas aimer les matchs en cinq sets, certains joueurs, anciens joueurs ou obser­va­teurs remettent régu­liè­re­ment en cause ce format en Grand Chelem. 

Dans le dernier épisode de son podcast, dont les propos sont relayés par Tennis365, l’an­cienne numéro 1 mondial en double Rennae Stubbs, coach de Serena Williams depuis son retour, a avancé une propo­si­tion qui ne risque pas de faire l’unanimité. 

« Ça fait une éter­nité qu’on parle de supprimer le format au meilleur des cinq sets. Je pense qu’un format à quatre sets, avec un tie‐break à 10 points si le score est de deux sets partout, serait un bon compromis – ce qui revient au fond au même. Je suis une puriste du tennis, j’adore regarder du grand tennis. Mais je ne veux pas que ça dure cinq heures et 15 minutes, comme ça a été le cas lors des quarts de finale entre Novak et Auger‐Aliassime. On peut dire que Novak était épuisé pour le match suivant contre Sinner ; il était à bout de forces ! Jannik a livré un match parfait en demi‐finale. J’étais là, je l’ai vu en direct, et Novak avait toujours un temps de retard sur tout. Est‐ce parce qu’il a 39 ans ? Probablement. Jannik est‐il le meilleur joueur du monde quand il est au meilleur de sa forme ? Probablement. Mais si le match précé­dent n’avait pas duré cinq heures et demie, disons quatre heures, Novak aurait‐il eu un peu plus de réserves ? Probablement. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.