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L’émouvante confes­sion du père de Linda Noskova : « Ce qu’on a fait tous les deux… C’était horrible »

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Samedi dernier en finale de Wimbledon, Linda Noskova a mené 6–2, 5–2, manqué cinq balles de match dans la deuxième manche, avant de s’imposer en trois sets contre sa compa­triote tchèque Karolina Muchova (6−2, 5–7, 6–3).

À seule­ment 21 ans, la Tchèque a décroché le premier titre du Grand Chelem de sa carrière. Un sacre qui prend une dimen­sion encore plus forte à la lumière de son parcours personnel, raconté par son père, Drahos Nosek, au média iSport.

« Bon sang, nous pour­rions écrire un livre sur notre histoire. Au départ, nous n’avions prati­que­ment rien à manger et nulle part où vivre. Ma femme et moi venions tous deux de divorcer de nos précé­dents conjoints ; nous avons laissé tous nos biens à nos ex et sommes repartis de zéro. À la nais­sance de Linda, j’avais un décou­vert de trois mille chaque mois. Ma femme n’avait rien ; je travaillais comme chef de circu­la­tion ferro­viaire et je devais ramasser de la ferraille juste pour nous permettre de survivre. Les choses ne se sont amélio­rées qu’après le décès de mes parents ; la petite maison a été vendue et j’ai remboursé les dettes. C’est à ce moment‐là que nous avons enfin pu acheter au moins une voiture et nous en sortir tant bien que mal. Jusque‐là, en tant que chef de circu­la­tion ferro­viaire, j’avais au moins droit à des trajets en train gratuits. Alors on prenait le train pour Prague, et on dormait tous les quatre à la gare pour cinq cents. Ce qu’on a fait tous les deux… C’était horrible, on a vrai­ment touché le fond pour que ça soit possible pour elle. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.