« Je recon­nais m’être trompé sur Joao Fonseca, je n’ai aucun mal à l’ad­mettre. À l’heure actuelle, il est très loin de remporter un titre en Grand Chelem », lâche José Moron

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Si certains obser­va­teurs, dont José Moron, s’at­ten­daient à ce que Joao Fonseca devienne rapi­de­ment le « troi­sième homme » derrière Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, la route s’avère encore assez longue selon le jour­na­liste espa­gnol, rédac­teur en chef de Punto de Break.

« À l’heure actuelle, Joao est TRÈS LOIN de remporter un Grand Chelem. Je recon­nais m’être trompé dans mes attentes à son égard. Je n’ai aucun mal à l’ad­mettre. À ses débuts, il a fait une entrée fracas­sante. Les deux ou trois premiers mois de Fonseca sur le circuit ont sans doute été ce qu’il y avait de mieux chez lui, mais il a baissé depuis. Dans notre envie de voir un jeune capable de riva­liser avec Sinner et Alcaraz, nous avons vu en Joao le candidat idéal, mais nos attentes ont dépassé la réalité. Nous nous sommes laissés emporter par l’enthousiasme. Il est possible qu’il se soit lui‐même fixé des attentes diffé­rentes de la réalité, ce qui explique pour­quoi il a tant peiné cette dernière année. Même si, à Roland‐Garros, nous avons vu un Fonseca meilleur que ce que nous avions vu jusqu’à présent, il reste encore loin de plusieurs joueurs qui sont aujourd’hui plus complets. Je pense que, pour lui, la prio­rité serait de fran­chir un cap dans les Masters 1000, puis d’envisager davan­tage les tour­nois du Grand Chelem. Je continue de penser que Joao pourra un jour être un sérieux candidat à la victoire en Grand Chelem, mais pour l’instant, je le vois encore loin de ce niveau. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.