Sinner ne fait toujours pas l’una­ni­mité chez lui : « Ça m’énerve telle­ment qu’il vive à Monaco. Il gagne 70 millions d’euros par an, pour­quoi ne fait‐il pas comme Alcaraz, qui a conservé son domi­cile fiscal en Espagne ? »

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Jannik Sinner ne mettra certai­ne­ment jamais tout le monde d’ac­cord chez lui, en Italie, notam­ment du côté d’une certaine presse.

Si l’on se souvient tous des critiques acerbes sur son absence lors de la dernière finale de Coupe Davis, pour­tant remportée par ses compa­triotes, ou encore sur son forfait pour les Jeux olym­piques de Paris 2024, l’ac­tuel numéro 1 mondial a cette fois été pris pour cible pour son lieu de rési­dence, situé dans la Principauté de Monaco. 

Des attaques venues de deux jour­na­listes trans­al­pins de renoms, Giovanna Botteri et Luca Sommi. 

« Ça m’énerve telle­ment que Sinner vive à Monte‐Carlo. Ce que je me demande toujours, c’est : qu’est-ce qu’on fait avec 70 millions par an ? On s’achète une maison, d’accord, peut‐être un scooter, une voiture, deux voitures. Puis on achète une maison à son fils. Mais après ? Je veux dire, 70 millions. Ces gens‐là ont des maisons, des trucs dont ils ne se souviennent même pas qu’ils les possèdent », a déclaré Botteri avant la suren­chère de son collègue. « Moi aussi, cela m’énerve énor­mé­ment. Mais je me pose parfois la ques­tion. Tu gagnes 70 millions d’euros par an, mais pour­quoi ne fais‐tu pas comme Alcaraz, qui a conservé son domi­cile fiscal en Espagne ? 70 millions d’euros par an, ça ne suffit pas ? »

Déjà inter­rogé à ce sujet, Jannik Sinner s’était justifié en insis­tant sur le côté pratique et discret du Rocher : « C’est avec mon premier entraî­neur (Riccardo Piatti) que j’ai commencé à m’entraîner là‐bas. Et je lui avais dit que j’allais moi aussi m’y installer. À Monaco, il y a beau­coup de joueurs avec qui s’en­traîner, il y a des salles de sport et toutes les commo­dités. Je m’y sens chez moi, je m’y sens bien, j’ai une vie normale, je peux aller au super­marché sans aucun problème. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.