Alors que l’ATP envisagerait une réforme laissant moins de place au double, avec notamment une baisse des prize money, Julien Boutter, directeur du Moselle Open, n’avait pas hésité à détruire les spécialistes de la discipline : « C’est un emploi fictif. Ça joue −2÷6, −4÷6. Tu ne peux pas jouer à ce niveau et gagner 400 ou 500 000 dollars par an. Ce n’est pas possible. »
Le Français Sadio Doumbia, 23e mondial en double, lui a répondu dans une interview accordée à L’Equipe.
« Aujourd’hui, ce qui fait vendre, ce sont les top joueurs, Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, ou les joueurs du pays où se dispute le tournoi. Et aussi le lieu. À Roland‐Garros ou à Wimbledon, tu viens aussi pour l’endroit, et les tribunes sont toutes pleines. Donc ce qui rapporte de l’argent, c’est le lieu et les stars. Si demain, Sinner et Alcaraz jouent un double ensemble, tout le monde ira les voir plutôt que deux tops 20 en simple. Il y a une hyperstarification. Les gens préfèrent voir l’entraînement de Sinner qu’un match entre le 50e et le 80e mondial. On est fascinés par les stars. Le problème ce n’est pas le double, c’est le manque de stars en double. »
Publié le vendredi 24 juillet 2026 à 13:04



