Désireux de revenir sur l’un des sujets brûlants de ces derniers jours, à savoir le forfait de Jannik Sinner pour le Masters 1000 de Montréal, alors que ce dernier avait l’opportunité de poursuivre son impressionnante série de victoires dans cette catégorie de tournoi (six d’affilées dont cinq en 2026), Greg Rusedski s’est plongé dans la tête du numéro 1 mondial afin de comprendre sa décision.
Et force est de constater que son analyse a du sens.
« Bon, revenons sur ce qui s’est passé à Roland‐Garros. Il avait remporté tous les Masters 1000 avant de s’y rendre. Et puis, à Paris, il était un peu fatigué. Il se concentre donc sur sa préparation pour gagner l’US Open. Il veut remporter un deuxième Grand Chelem cette année. Il veut redevenir numéro un mondial à la fin de l’année. Mais c’est tout simplement trop long. Sinner ne commet jamais deux fois la même erreur. C’est là qu’il est brillant. Et c’est pourquoi il faut regarder ce qu’il a accompli dans sa carrière et où il veut aller. C’est le joueur de rêve avec lequel travailler, car il analyse tout. Il s’intéresse à chaque membre de l’équipe. Il examine son calendrier. Il a dû en discuter avec Darren Cahill. Quel est le meilleur calendrier ? Est‐ce que je vise les neuf victoires en Masters 1000 ? Est‐ce que je ne vise pas les neuf ? Et ils se demanderont : quel est l’objectif ultime ? Que veux‐tu retenir de ta carrière ? Combien de tournois du Grand Chelem as‐tu remportés, ou avoir gagné neuf Masters, ce qui serait un exploit incroyable. Mais c’est tout à fait irréaliste de tous les remporter. Et puis, l’autre tournoi qui pose parfois problème en fin d’année, c’est le Masters de Paris, à moins que les joueurs ne cherchent à se classer parmi les huit premiers à la fin de l’année. Donc Montréal et Paris, qui sont coincés l’un après l’autre dans le calendrier, rendent les choses un peu plus difficiles, à moins qu’on ne raccourcisse la durée des formats. »
Publié le mercredi 29 juillet 2026 à 17:19



