Patrick Rafter tire la sonnette d’alarme : « L’Australie a d’excellents programmes et systèmes pour former des joueurs. Pourquoi ne formons‐nous pas des joueurs comme Nadal et Alcaraz ?

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L’Australie est un pays dont l’hé­ri­tage tennis­tique n’est plus à prouver. Elle a compté parmi les plus grands cham­pions de la petite balle jaune, comme Ken Rosewall, Roy Emerson, Rod Laver, ou encore Lleyton Hewitt plus récemment. 

Si le pays peut aujourd’hui compter sur la régu­la­rité d’Alex De Minaur pour faire bonne figure sur le circuit, il est bien trop seul et encore loin des légendes citées ci‐dessus. La carrière de son compa­triote Nyck Kyrgios prend des allures de talent gâché, quand le coup d’éclat d’Alexei Popyrin à l’Open du Canada en 2024 semble bien loin.

Dans un entre­tien accordé au Guardian, l’an­cien numéro un mondial Patrick Rafter est revenu sur le creux géné­ra­tionnel que sa nation traverse.

« L’Australie a bel et bien des oppor­tu­nités, et nous dispo­sons d’excellents programmes et systèmes pour former des joueurs. Pourquoi ne formons‐nous pas des joueurs comme l’Espagne ? Je ne sais pas. On peut rassem­bler tous ces éléments, mais quelle est la bonne réponse ? Je pense que par le passé, nous avons toujours formé des joueurs, et je me dis toujours qu’à un moment donné, nous allons recom­mencer à en former. Nous avons juste connu une période un peu creuse en termes de vain­queurs de tour­nois du Grand Chelem, mais heureu­se­ment, nous avons toujours eu quelqu’un à encourager ».

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.