Un ancien se lâche sur le tennis fran­çais : « À part Tsonga, aucun joueur n’a créé son académie. Forget, Leconte, Noah, il n’y a aucune trans­mis­sion. Alors ils prennent, ils sont à la Fédération. Il y a un égoïsme qui fait que nous, en France, on n’a pas ce truc de la transmission »

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Ancien 135e joueur mondial et coach en acti­vité, Julien Varlet a décidé de pousser un vrai coup de gueule au sujet de la trans­mis­sion dans le tennis français.

Présent ce lundi dans l’émis­sion « Sans Filet » sur Winamax TV, « Juju », que l’on connaît bien à We Love Tennis, a décidé de dire tout haut ce que certains pensent tout bas. Et forcé­ment, certains en prennent pour leur grade. 

« Tout vient aussi un peu de la Fédération fran­çaise de tennis et de la trans­mis­sion du tennis fran­çais. On a beau dire ce que l’on veut, il n’y a qu’un joueur fran­çais qui a créé son académie en France, c’est Jo‐Wilfried Tsonga. Le reste, Forget, Leconte, Noah, il n’y a aucune trans­mis­sion. Alors ils prennent, ils sont à la fédé­ra­tion mais il n’y en a aucun qui transmet. En Espagne, Nadal a ouvert une académie, Ferrero, Ferrer, Sanchez, dans les autres pays, Vilas, Canas, Ljubicic, Rafter. En France, pas un joueur ou une joueuse, à part Jo Tsonga, a investi. Si, il y a Sebastien Grosjean, mais faut me dire pour­quoi, il a monté son académie, mais aux États‐Unis. Les joueurs fran­çais ne trans­mettent pas. Il n’y en a pas un qui monte au créneau en disant je monte mon académie, voilà comment je vois les choses. Je pense qu’il y a un égoïsme, c’est aussi le tennis qui veut ça parce que c’est un sport indi­vi­duel et si tu n’es pas égoïste au tennis, tu ne peux pas réussir mais il y a un égo, un orgueil qui fait que nous, en France, on n’a pas ce truc de la transmission. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.