Zach Heinzerling (réali­sa­teur du docu­men­taire Netflix sur Nadal) : « Il a vrai­ment beau­coup de mal à se voir à l’écran. Il ne sait pas comment réagir ni comment se posi­tionner par rapport à l’histoire qu’on raconte sur lui »

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Au cours d’une passion­nante inter­view accordée à nos confrères de Clay, Zach Heinzerling, réali­sa­teur du docu­men­taire Netflix sur Rafael Nadal sorti il y a quelques semaines, a été invité à partager ses réflexions sur le processus. 

Et visi­ble­ment, le cham­pion espa­gnol aurait même appris quelque chose qu’il ne savait pas sur lui et sa fameuse bles­sure au pied. Extrait. 

Qu’a‑t-il appris à travers tout ce processus consis­tant à partager la partie la plus intime de sa vie ? Et vous, qu’en avez‐vous retiré ?
Laissez‐moi vous raconter une anec­dote. Je lui ai posé cette ques­tion lors d’une séance de questions‐réponses devant un public, et il n’a pas su y répondre — il a vrai­ment beau­coup de mal à se voir à l’écran. Il ne sait pas comment réagir ni comment se posi­tionner par rapport à l’histoire qu’on raconte sur lui. Il n’a jamais vrai­ment dit avoir appris quoi que ce soit de parti­cu­lier sur lui‐même. Mais ce que lui et sa famille ont appris, c’est une révé­la­tion concer­nant son pied, le syndrome de Müller‐Weiss : ils avaient toujours pensé que c’était simple­ment géné­tique, qu’il était né avec. Or en réalité, c’est la combi­naison de cette anomalie géné­tique et des trau­ma­tismes répétés subis en jouant au tennis et au foot­ball dès son plus jeune âge qui a provoqué l’apparition de cette maladie. S’il n’avait pas joué pendant des heures et des heures quand il était petit, il ne l’aurait peut‐être pas déve­loppée. C’est une infor­ma­tion nouvelle.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.