« Même si Jannik Sinner et Carlos Alcaraz ne jouent pas l’US Open, je ne crois plus en Novak Djokovic. C’est terrible à dire mais je pense qu’il n’est plus du tout capable physi­que­ment d’en­chaîner sept matchs au meilleur des cinq sets », affirme Benoît Maylin

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Alors que Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, respec­ti­ve­ment touchés au genou et au poignet, sont incer­tains pour l’US Open (30 août au 13 septembre) après avoir d’ores et déjà déclaré forfait pour le Masters de Cincinnati (13 au 23 août), le jour­na­liste Benoît Maylin ne pense pas que Novak Djokovic puisse en profiter. 

Pour le chro­ni­queur de l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le Serbe ne rempor­tera pas de 25e titre du Grand Chelem. 

« Je n’y crois plus, même s’il n’y a pas Sinner, même s’il n’y a pas Alcaraz, je n’y crois pas. Je pense qu’il n’est plus du tout capable physi­que­ment d’en­chaîner sept matchs au meilleur des cinq sets et c’est tout à fait normal. C’est terrible à dire puisque le mec fait des demi‐finales et des finales, mais il faut quand même garder un rythme pour jouer face à ces mecs, à ces gamins qui n’ont plus la peur psycho­lo­gique d’af­fronter une légende. Ils ont tous envie de le bouffer. Même un 100e mondial se dit : ‘Djokovic, je vais essayer de me le manger, ça fera bien sur mon CV’. Ils n’ont plus peur, donc c’est d’au­tant plus compliqué pour lui. Il dit qu’il a un petit temps de retard main­te­nant à chaque fois sur le court. On parle de très très haut niveau et je ne vous parle même pas que de tennis. Dans le sport, à partir du moment où tu as un millième de retard sur ta réac­tion, tu ne peux pas le combler. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.