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Rusedski monte au créneau après la défaite de Djokovic : « Novak doit être protégé. Si l’on veut qu’il continue, il doit jouer le soir »

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« J’ai un problème de santé qui me gêne depuis quelques années », a confié Novak Djokovic après sa défaite contre Thiago Tirante (50e mondial) lors de son entrée en lice au deuxième tour du Masters 1000 de Cincinnati (2−6, 6–4, 6–4).

Dans le dernier épisode de son podcast, l’an­cien numéro 4 mondial Greg Rusedski a estimé que la légende serbe n’au­rait pas dû être programmée en journée dans de telles condi­tions. Selon lui, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem devrait béné­fi­cier d’une program­ma­tion particulière. 

« Je suis simple­ment heureux que Novak soit là chaque fois que c’est possible. Il a 39 ans, ce qu’il a accompli est phéno­ménal. Mais c’est telle­ment éprou­vant physi­que­ment, surtout avec la chaleur et l’humidité de Cincinnati. Ça peut être brutal. Je me souviens avoir disputé des matchs là‐bas : je restais simple­ment planté là, je trans­pi­rais à grosses gouttes, j’ar­ri­vais à peine à tenir ma raquette. La chaleur est insup­por­table, il faut abso­lu­ment avoir une serviette glacée sur soi. Il faut protéger Novak. Il ne peut pas jouer en journée. Il doit jouer le soir, à partir de 19 heures. Il a mérité ce droit. Et surtout face à un jeune espoir comme l’Argentin Tirante, qui frappe la balle avec une puis­sance incroyable. C’était donc un programme très éprou­vant pour Novak. Il faut lui accorder un peu d’attention et lui attri­buer un créneau horaire adapté si l’on veut le garder dans le tournoi ! Je pense qu’à l’US Open, il sera ménagé, et j’espère qu’il conti­nuera à jouer encore longtemps. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.