Novak Djokovic se projette pour la fin de sa carrière : « J’ai dit à plusieurs reprises ces dernières années que j’aimerais jouer jusqu’à ce tournoi. Je crois que je peux y arriver »

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Garder le contrôle narratif de sa carrière de haut niveau est toujours compliqué. Réussir à soigner sa sortie est un exer­cice sur lequel les plus grands du sport se sont cassé les dents. Roger Feder a quitté la petite balle jaune loin de ses meilleurs années à la Laver Cup 2022, après plus d’un an écarté des courts. Rafael Nadal a joué son dernier match en Coupe Davis contre les Pays‐Bas en 2024, à bout de force. 

Pete Sampras est l’un des rares à avoir réussi à partir au sommet, en se reti­rant après un sacre à l’US Open contre Andre Agassi en 2002. La ques­tion de Novak Djokovic se pose inévi­ta­ble­ment. À 39 ans, la fin approche, mais emprun­tera t‑il la trajec­toire de ses deux illustres rivaux, ou une fin en apothéose comme le cham­pion américain ?

Le Serbe semble choisir un départ par la grande porte. Dans un entre­tien accordé à Sport, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a réitéré son envie de disputer les Jeux olym­piques 2028 de Los Angeles. Même si son épanouis­se­ment personnel a pris le pas sur sa compé­ti­ti­vité ces dernières années, l’envie de pousser jusqu’à ce rendez‐vous plané­taire demeure intacte.

« Je pense que c’est à la fois un rêve et un objectif, mais aussi un désir, un souhait. J’ai dit à plusieurs reprises ces dernières années que j’aimerais jouer jusqu’aux Jeux olym­piques à Los Angeles. Je crois que je peux y arriver. On verra bien, ça dépend de mon état physique, ça dépend de beau­coup de facteurs diffé­rents. Je ne joue plus, je ne parti­cipe plus à beau­coup de tour­nois aujourd’hui, loin de ce que j’ai fait pendant 20 ans. Et j’ai choisi de faire cela parce que j’aimerais aussi passer plus de temps avec ma famille et me consa­crer plei­ne­ment à diffé­rents rôles dans ma vie, comme celui de mari, de père, de fils, de frère, et déve­lopper d’autres centres d’intérêt. Néanmoins, j’espère toujours pouvoir aller jusqu’au bout et parti­ciper aux Jeux olym­piques, et pouvoir ainsi terminer ma carrière, avec le drapeau serbe sur les épaules ».

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.