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« Les paral­lèles entre Novak Djokovic et cette légende du sport sont vrai­ment trou­blants », affirme le réali­sa­teur du docu­men­taire sur le Serbe

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Réalisateur de The Last Dance, consacré à Michael Jordan, mais aussi du docu­men­taire sur Novak Djokovic, The Wolf in Winter, dispo­nible à partir de ce jeudi 20 août sur Prime Video, Jason Hehir était l’invité du podcast de l’ancien numéro 1 mondial Andy Roddick.

Le cinéaste a notam­ment été amené à comparer les menta­lités de Djokovic et de Jordan, deux cham­pions dont la quête de victoire semble reposer sur une même volonté : trouver en perma­nence de nouvelles sources de motivation. 

Selon lui, cette capa­cité à trans­former le doute, la critique ou l’adversité en carbu­rant mental constitue l’un des prin­ci­paux points communs entre les deux légendes du sport.

« C’est une notion très serbe, même si elle est aussi très présente dans l’ADN de Michael : l’entêtement et le fait de faire quelque chose parce que quelqu’un t’a dit que tu n’y arri­ve­rais pas. Les paral­lèles entre lui et Jordan sont vrai­ment trou­blants. Jusqu’au fait qu’à la fin de leur carrière, tous les deux ont dû se créer des ennemis, des défis ou des scep­tiques. Je me souviens avoir demandé à Michael s’il regar­dait les play‐offs. Il a répondu : ‘Bien sûr.’ J’ai dit : « Qu’est-ce qui te manque le plus ? J’avais à peine fini ma phrase. Et il a répondu : ‘Prouver aux gens qu’ils ont tort.’ Il n’y a personne au monde qui ait moins besoin de prouver aux gens qu’ils ont tort que Michael Jordan. Mais c’est ce qui le moti­vait. Alors il inven­tait des histoires sur ses adver­saires. C’est tout à fait Michael. Et Novak fait pareil. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.