Novak Djokovic sur Jannik Sinner : « Au‐delà du tennis, c’est cet aspect de son carac­tère qui me rapproche le plus de lui »

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À l’occasion de la sortie de son docu­men­taire, dispo­nible à partir de ce jeudi 20 août sur Prime Video, Novak Djokovic a donné de nombreuses inter­views, et notam­ment au média italien au Corriere dello Sport.

Après avoir évoqué tous les sacri­fices qu’une vie comme la sienne implique, le Serbe a été invité à parler de Jannik Sinner et des simi­li­tudes qu’il perçoit entre leurs deux personnalités.

« Je ne parle­rais pas d’obsession mais de dévoue­ment, constant et total, au tennis. J’observe la sienne et je m’y recon­nais plei­ne­ment : l’envie de s’améliorer, de grandir, d’évoluer à tous les égards. Jannik, comme moi, ne se contente jamais de ce qu’il a. Il a la menta­lité d’un cham­pion, il l’a toujours eue. C’est une force domi­nante, et pour­tant il se réveille chaque matin avec l’envie d’être meilleur que la veille. Et, croyez‐moi, aucune victoire ne peut assouvir cette soif, pas même 24 titres du Grand Chelem. Au‐delà du tennis, c’est cet aspect de son carac­tère qui me rapproche le plus de Sinner. Le tennis est un sport indi­vi­duel : il n’y a pas de rempla­ce­ments, on ne peut pas s’arrêter cinq minutes au bord du court pendant que le match se pour­suit, il n’y a pas de coéqui­piers pour vous aider. Tu es seul avec toi‐même. Si tu passes une mauvaise journée, tu es éliminé. Le tennis est impi­toyable, brutal. De temps en temps, on me dit : ‘Nole, tu es comme Leo Messi… Si seule­ment ! À 39 ans, j’aimerais bien ne jouer que 90 minutes. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.