Mouratoglou : « Si Jodar ou Shelton saisissent l’op­por­tu­nité et remportent l’US Open, avec Sinner forfait et Alcaraz pas à 100%, l’un de ces deux joueurs pour­rait connaître une carrière complè­te­ment différente »

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Si Jannik Sinner a déclaré forfait pour l’US Open à cause d’un problème genou, Carlos Alcaraz revient lui de sa bles­sure au poignet après quatre moi et demi d’absence. 

Mais pour l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou, il y aura une grosse oppor­tu­nité à saisir à Flushing Meadows du 30 août au 13 septembre. 

« Il existe deux façons diffé­rentes de devenir cham­pion. La première : battre les meilleurs du monde et devenir le meilleur. C’est ce qu’a fait Novak en battant Federer et Nadal pour devenir numéro un mondial. La deuxième façon : un vide se crée, car il arrive un moment où les meilleurs ne sont pas là et où un ou deux joueurs occupent ce vide. Une fois qu’ils ont saisi cette oppor­tu­nité, leur confiance est tota­le­ment trans­formée et ils sont alors poten­tiel­le­ment capables de devenir les meilleurs. Et c’est ce qui s’est passé avec Zverev.
Alcaraz était forfait, Sinner s’est écroulé. Boum ! Il saisit l’occasion et devient cham­pion de Grand Chelem. Suffisant pour battre ensuite Alcaraz et Sinner ? Apparemment non. Il a perdu en finale de Wimbledon, mais on a l’impression que c’était serré. S’il remporte son deuxième Grand Chelem grâce à cette oppor­tu­nité, alors l’histoire pour­rait être diffé­rente. Il en va de même si Jodar ou Shelton remporte l’US Open, notam­ment grâce à l’absence des deux meilleurs ou au fait qu’ils ne soient pas prêts à 100 % : ces deux joueurs pour­raient alors connaître une carrière diffé­rente. Saisir l’occasion et passer à un autre niveau. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.