Accueil US Open

« À 40 balais, envoyer des souches comme ça et finir sur une bulle contre un jeune de 22 ans, c’est prodi­gieux de la part de Gaël Monfils », salue Frédéric Verdier

749

Gaël Monfils prolonge le plaisir pour le tout dernier Grand Chelem de sa carrière. 

Invité à l’US Open, le Français a fêté ses 40 ans par magni­fique victoire au premier tour contre Adolfo Vallejo, 60e mondial : 2–6, 6–1, 6–2, 6–0.

Monfils a encore procuré énor­mé­ment de plaisir aux fans et aux obser­va­teurs, à l’image du jour­na­liste Frédéric Verdier, chro­ni­queur dans l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax. 

« Tout Gaël, en fait, est résumé dans ce match. Pour ceux qui doutaient de la perti­nence d’une wild card… Elle a été donnée par la Fédération Française, qui a fait son boulot. C’était évident qu’il fallait la donner à Gaël, parce que la Fédération Américaine, une fois de plus mesquine, comme elle l’a été avec Wawrinka, a refusé de lui donner, et avait dit à la Fédération Française de filer une wild card à Gaël. Gaël est un monstre de géné­ro­sité, de don de soi, de partage, de spec­tacle, de physique. Le gars a 40 balais, il t’en­voie des souches. C’était prodi­gieux. Il finit par une bulle contre un petit gars de 22 ans, Adolfo Vallejo, qui en plus, et c’est la magie de Gaël, ne fait pas du tout la tronche après sa défaite. On sait que le Paraguayen n’a pas un fair play extra­or­di­naire en temps normal. Souvenez‐vous après sa défaite contre Kouamé et souvenez‐vous la miso­gynie de ses propos. Mais là, l’étreinte finale est fabu­leuse car tout le monde aime Gaël Monfils. Et qu’il puisse gagner comme ça, avec un niveau de tennis comme ça, même si on voit que les jambes, il ne les a pas tota­le­ment. Je suis admi­ratif. Et ça résume bien cette carrière. Pas de Grand Chelem, OK. Mais longé­vité, don de soi. Et puis, bonheur de le voir. Tout le monde était heureux de le voir. Encore une fois, tout le monde, sans exception. »

Au deuxième tour, Gaël défiera la pépite améri­caine Learner Tien, 15e mondial. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.