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Stefanos Tsitsipas, qui enchaîne après Arthur Fils : « Je suis comme un dino­saure en voie d’extinction »

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Après s’être offert Arthur Fils (11e mondial) au premier tour de l’US Open, Stefanos Tsitsipas a confirmé ce gros coup par une victoire contre Lloyd Harris (139e mondial) : 6–7(1), 6–3, 7–6(4), 6–4, en 3h28 de jeu. 

Dans des propos relayés par Punto de Break après sa quali­fi­ca­tion pour le troi­sième tour de l’US Open, où il affron­tera Jiri Lehecka (19e mondial), le double fina­liste en Grand Chelem a livré une analyse inté­res­sante sur l’uti­li­sa­tion du revers à une main dans le tennis actuel. 

« Je ne fais pas partie de ces joueurs qui aiment beau­coup utiliser le revers coupé. Je m’en servirai quand ce sera néces­saire, en fonc­tion de la tactique du moment et de l’adversaire en face de moi. Je veux entrer sur le court et frapper mon revers. Je vois certains joueurs prati­quant le revers à une main qui utilisent trop le slice. Ça ne sera jamais mon point fort. Par nature, j’ai toujours préféré frapper mon revers. Le revers à une main exige un jeu de jambes excep­tionnel et une très bonne tech­nique. C’est le seul incon­vé­nient par rapport au revers à deux mains. Avec le revers à deux mains, j’ai l’im­pres­sion qu’on peut toujours, d’une manière ou d’une autre, corriger une situa­tion compli­quée. Si on arrive un peu en retard ou si on est mal placé, on peut toujours utiliser la main gauche pour atteindre la balle et la renvoyer dans le court. Avec le revers à une main, tu n’as pas cette possi­bi­lité. Si tu arrives en retard, tu arrives en retard. C’est triste que ce coup soit en train de dispa­raître. On voit qu’à chaque décennie qui passe, nous sommes de moins en moins nombreux. Nous sommes comme des dino­saures en voie d’extinction. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.