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L’attitude de Serena et Venus Williams fait jaser : « Elles feraient bien de prendre exemple sur Roger Federer »

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Après leur défaite super tie‐break au premier tour de l’US Open en double, face à la paire Chan‐Joint (6−3, 6–7[6], 7–6[7]), Serena et Venus Williams ne se sont pas présen­tées en confé­rence de presse. 

Une déci­sion qui a été large­ment criti­quée, notam­ment de la part du jour­na­liste espa­gnol José Moron, suivi par plus de 100 000 personnes sur le réseau social X, rédac­teur en chef de Punto de Break.

« Permettez‐moi de vous dire une chose : ce n’est pas ça, être ambas­sa­deur de ce sport. Bien au contraire. J’ai le plus grand respect pour quelqu’un comme Roger Federer, qui non seule­ment accepte l’invitation d’un tournoi comme Wimbledon ou l’US Open, mais qui va voir tous les matchs, reste jusqu’à la dernière minute, alors que les autres sont déjà partis, pour donner même une confé­rence de presse de plus de 45 minutes afin que les gens qui l’ont tant manqué aient de ses nouvelles. C’est ça, la classe. C’est ça, le respect pour le sport qui vous a tout donné. C’est ça, la manière de rendre la grati­tude et l’amour que vous avez reçus et que vous conti­nuez de rece­voir. C’est ça, être une légende. C’est ça, être l’ambassadeur de ce sport. Ce que font Serena et Venus, c’est de se comporter comme des « stars holly­woo­diennes » sur le circuit, en choi­sis­sant elles‐mêmes ce qu’elles veulent et ce qu’elles ne veulent pas. Et si tu décides d’accepter une invi­ta­tion et que tu prends la place de quelqu’un d’autre, le moins que tu puisses faire est de montrer de la grati­tude et du respect pour ce que signifie être joueur de tennis. Envers les jour­na­listes, le tournoi, tes adver­saires et tes fans. Elles feraient bien de prendre exemple sur quelqu’un comme Federer pour ce sport. Au bout du compte, on se rend compte que la classe et le respect ne viennent pas des titres. Ça, c’est sûr. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.