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Arthur Gea, après sa terrible défaite en cinq sets : « J’avoue que j’au­rais pensé qu’il serait un peu plus fatigué à la fin. Il m’a surpris physi­que­ment à tenir aussi longtemps »

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Arthur Gea aurait pu devenir le premier lucky‐loser de l’his­toire du tennis à se quali­fier en quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem. 

Mais en huitièmes de finale contre Botic Van de Zandschulp (70e mondial), le Français de 21 ans s’est procuré une balle de match dans le tie‐break du troi­sième set, a servi pour le match à 5–4 dans la quatrième manche, et a même obtenu une balle de 4–2 dans le cinquième set, avant de fina­le­ment s’incliner au bout de 5h13 de combat (3−6, 6–7[0], 7–6[7], 7–6[3], 6–4).

Dans des propos relayés par L’Equipe après cette cruelle défaite, Arthur Gea s’est notam­ment exprimé sur la résis­tance physique de son adversaire. 

« J’avoue que j’au­rais pensé qu’il serait un peu plus fatigué à la fin. Je le voyais souf­fler beau­coup, beau­coup. Il était mort, je pense, à la fin. Mais il m’a surpris physi­que­ment à tenir aussi long­temps. Après, par contre, je savais que c’est un joueur qui a l’ha­bi­tude du circuit et je pense que n’im­porte quel joueur qui est en huitième (d’un Grand Chelem) peut tenir 5, 6, 7 heures s’il le faut. »

Pour son deuxième quart de finale en Grand Chelem (après l’US Open 2021), Botic Van de Zandschulp défiera Alexander Zverev. 

Le Vauclusien se conso­lera lui avec une percée au clas­se­ment mondial et une nouvelle posi­tion aux portes du top 50. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.