Andrew Abdo, direc­teur de l’Open d’Australie, veut tuer le tennis : « Peut‐être qu’à l’avenir, nous ne joue­rons plus au meilleur des cinq sets tout au long du tournoi en Grand Chelem. Peut‐être que le système de comp­tage des points changera »

1029

Nouveau direc­teur de Tennis Australia, la fédé­ra­tion austra­lienne de tennis, et par consé­quent de l’Open d’Australie depuis le départ de Craig Tiley pour diriger un autre Grand Chelem, l’US Open, Andrew Abdo a décidé de jeter un énorme pavé dans la mare à l’oc­ca­sion d’une récente prise de parole. 

En effet, ce monsieur semble prêt à massa­crer les tradi­tions et l’es­sence de ce sport sur l’autel de l’argent. 

« Peut‐être qu’à l’avenir, en Grand Chelem, nous ne joue­rons plus au meilleur des cinq sets tout au long du tournoi. Peut‐être que le système de comp­tage des points chan­gera. Il existe peut‐être diffé­rentes façons d’impliquer et de divertir le public sans perdre l’essence de ce qui rend ce sport vrai­ment spécial. Si vous voulez maxi­miser vos résul­tats commer­ciaux, nous sommes dans le secteur du diver­tis­se­ment, n’est-ce pas ? Le sport est un diver­tis­se­ment, et il y a évidem­ment un athlé­tisme incroyable à ce niveau, mais les règles, le format et le produit doivent évoluer. Si vous écoutez les puristes, ils diront : “Ne touchez pas à ça.” Mais si vous regardez les sports dans le monde, si vous ne réflé­chissez pas à votre produit d’une manière contem­po­raine, d’une manière qui permette de toucher les jeunes, je pense que vous allez être laissés derrière. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.