« Ces gens qui veulent supprimer les matchs en cinq sets, on devrait les juger pour tenta­tive de meurtre avec prémé­di­ta­tion sur les matchs de légende », estime Benoît Maylin

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Benoît Maylin a le don de trouver les mots, parfois rudes mais souvent justes, sur les maux qui menacent notre sport préféré. 

Alors que de plus en plus de diri­geants, dont le dernier en date, Andrew Ando, direc­teur de l’Open d’Australie, voudraient bien supprimer le plus vite possible les matchs en cinq sets afin de soit disant ramener un public plus jeune dans le but suprême de gagner encore plus d’argent, une levée de bouclier est en train de se mettre en place.

Fervent défen­seur de ce format ances­tral et mythique, notre confrère, qui officie sur Winamax TV, a réalisé avec beau­coup d’ironie un petit sketch sur le procès du tennis, qui serait devenu « un sport de vieux ». 

Et son plai­doyer en deuxième partie de la vidéo mérite d’être vu : 

« Le jour où les tour­nois du Grand Chelem ne se joue­ront plus au meilleur des cinq sets, le tennis sera mort. On a déjà modifié la règle du tie‐break au cinquième set. On l’a aussi déjà tué avec la Coupe Davis. En fait, ce sont ces gens‐là, Monsieur Abdo (direc­teur de l’Open d’Australie) et autres diri­geants qu’on devrait juger pour tenta­tive de meurtre avec prémé­di­ta­tion sur les matchs de légende. Ces matchs qui trans­forment le sport en épopée, qui façonnent notre mémoire collec­tive et qui habillent de gran­deur nos souve­nirs. Oser vouloir arrêter les matchs en cinq sets, ne serait‐ce même que le penser – parce que les jeunes d’au­jourd’hui ne sont pas capables de le supporter – est un crime contre l’in­tel­li­gence de l’hu­ma­nité. Et si ça ne vous plaît pas, vous n’avez qu’à aller jouer au padel. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.