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Craig Tiley, direc­teur de la fédé­ra­tion améri­caine, s’agace : « Beaucoup de gens me disent que les matchs se terminent trop tard, et je leur réponds : ‘D’accord, et quelle est votre sugges­tion ?’. Je n’obtiens jamais de réponse »

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Longtemps direc­teur de Tennis Australia et de l’Open d’Australie, Craig Tiley a décidé cet été de sortir de sa zone de confort en accep­tant de devenir le nouveau patron de la pres­ti­gieuse USTA, la fédé­ra­tion améri­caine de tennis. 

Et pour sa première édition de l’US Open dans ses nouveaux habits, le Sud‐Africain doit déjà faire face à de nombreuses critiques liées à la program­ma­tion des sessions de nuit durant l’une desquelles Carlos Alcaraz et Ben Shelton ont terminé à 3h30 du matin.

Interrogé par Sky Sports, Tiley a donc tenu à contre‐attaquer. 

« Beaucoup de gens me disent que les matchs se terminent trop tard, et je leur réponds : “D’accord, et quelle est votre sugges­tion ?” Je n’obtiens jamais de réponse. On ne peut pas contrôler la durée d’un match. Ce qui est vrai­ment inté­res­sant, c’est qu’au cours des dix dernières années, la durée totale d’un échange – du moment où l’on frappe la balle jusqu’à ce que le point soit terminé – est restée à peu près la même. Mais la durée des matchs chez les hommes a augmenté en moyenne d’environ 25 minutes. Cela s’explique par le fait que nous avons désor­mais le chro­no­mètre de frappe, ce qui fait que tout le monde prend son temps, et par la présence des serviettes, ce qui prend un peu plus de temps ; du coup, la durée totale est légè­re­ment plus longue. Pas de beau­coup plus, mais en réalité, la durée moyenne des matchs mascu­lins aujourd’hui ne figure toujours pas parmi les quatre durées moyennes les plus longues des dix dernières années. Même si cela semble vrai­ment tard, la réalité est qu’il faut aller consulter les données. Cela dit, personne ne veut terminer à 3 h 30 du matin, même si le reste du monde a pu assister à un match assez incroyable pendant la journée. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.