Francisco Roig, coach de Swiatek : « Iga jouait d’une manière qui ne me conve­nait pas. Après Wimbledon, je lui ai demandé une chose »

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Tennis - Us open 2026 - ITF - New York -

Alors qu’elle n’avait plus remporté de titre depuis près d’un an, sa plus longue disette de trophée depuis la saison 2020, Iga Swiatek a renoué avec le succès lors du WTA 1000 de Toronto, il y a un mois et demi. 

Si elle ensuite été éliminée dès les huitièmes de finale de l’US Open et qu’elle va terminer la saison sans un tournoi du Grand Chelem à son palmarès pour la première fois depuis 2021, la Polonaise a bien l’in­ten­tion de s’ac­cro­cher, grâce notam­ment à son entraî­neur depuis cinq mois, Francisco Roig, qui a été membre de l’équipe de Rafael Nadal pendant 15 ans.

Interrogé par Eurosport, le tech­ni­cien espa­gnol a fait le point sur sa colla­bo­ra­tion avec l’ac­tuelle 9e joueuse mondiale. Extraits. 

Après cinq mois passés à entraîner Iga Swiatek, quel bilan en tires‐tu ? Nous avons commencé à un moment où elle sortait d’une série de mauvais résul­tats, elle était démo­ra­lisée, c’était une période diffi­cile. Cela coïn­ci­dait aussi avec le début de la saison sur terre battue, où elle a toujours de grandes attentes en termes de résul­tats ; c’est une saison où elle marque géné­ra­le­ment beau­coup de points. Ce n’était pas le moment de tout cham­bouler, juste de peau­finer quelques détails et d’es­sayer de lui remonter le moral. Le déclic s’est produit après Wimbledon. Nous nous sommes assises et je lui ai dit : ‘Si nous voulons que les choses avancent, il faut ajuster certaines choses, faire les choses diffé­rem­ment’. »

Ce chan­ge­ment était‐il vrai­ment si urgent ? Le fait est qu’Iga jouait d’une manière qui ne me conve­nait pas, mais ce n’était pas le moment d’aborder le problème de cette façon ni d’opérer des chan­ge­ments majeurs. Après Wimbledon, je lui ai demandé de me faire confiance, de croire en ma vision du tennis, même si j’étais certain qu’elle fini­rait par gagner, car les meilleurs joueurs y parviennent toujours. Je souhaite qu’elle devienne une joueuse plus complète ; au final, cela se voit quand on prend plaisir à ce qu’on fait. Les semaines suivantes, je l’ai vue assi­miler avec enthou­siasme ces nouveaux concepts. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.