Diego Nargiso (ex‐67e) sur la bles­sure de Jannik Sinner : « Si, au bout de deux mois et demi, nous en sommes toujours là, cela signifie qu’il y a quelque chose de plus : soit c’est chro­nique, soit c’est structurel »

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Le nouveau forfait de Jannik Sinner, sur l’ATP 500 de Pékin, fait beau­coup parler en Italie et fait monter l’in­quié­tude auprès des fans comme des observateurs.

C’est notam­ment le cas de l’an­cien joueur du circuit, Diego Nargiso (67e mondial en 1988) qui s’est exprimé au sujet de la bles­sure au genou du numéro 1 mondial dans les colonnes de Tuttosport. Extrait.

« S’il s’agis­sait d’une simple inflam­ma­tion, serait‐elle déjà passée ? « Si, au bout de deux mois et demi, nous en sommes toujours là, cela signifie qu’il y a quelque chose de plus : soit c’est chro­nique, soit c’est struc­turel. Une inflam­ma­tion peut résulter d’une surcharge, mais la surcharge a toujours une cause, un déséqui­libre entre les os, les tendons, les liga­ments et les muscles. Si un élément ne fonc­tionne pas comme il le devrait, un autre en fait les frais : le tendon, le liga­ment, dans le pire des cas l’os, avec des œdèmes ou des frac­tures de stress ». Qu’est-ce qui a bien pu provo­quer ce déséqui­libre chez un athlète comme Sinner ? « Je ne peux qu’émettre des hypo­thèses. Son style de jeu implique des glis­sades très marquées lors des récu­pé­ra­tions, ce qui génère des surcharges impor­tantes. Normalement, celles‐ci devraient être absor­bées par les muscles, mais le physique de Jannik n’est pas parti­cu­liè­re­ment musclé ; ce sont donc les arti­cu­la­tions, les tendons et les liga­ments qui en font les frais. Le muscle sert juste­ment à soutenir l’articulation et à absorber une grande partie de l’effort, en parti­cu­lier au niveau du genou. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.