Thierry Tulasne sur Arthur Fils : « Je ne vois qu’Alcaraz et Sinner qui me semblent au‐dessus, sur l’en­semble d’une saison, pour viser la première place mondiale, même s’il peut très bien les battre sur un match »

285

Si Arthur Fils n’a atteint qu’une seule fois les huitièmes de finale en Grand Chelem (Wimbledon 2024), et qu’il ne les a d’ailleurs jamais dépassés, l’an­cien 10e joueur mondial Thierry Tulasne, le voit encore beau­coup plus haut.

Interrogé par L’Equipe, l’ac­tuel coach de Harold Mayot estime que le numéro 1 fran­çais, 9e mondial, a les moyens de se rappro­cher des sommets, même s’il lui reste encore une étape à franchir. 

« Déjà, l’année qu’il est en train d’ac­com­plir est excep­tion­nelle, parce qu’il n’a pas tant joué que ça et qu’on se dit forcé­ment qu’avec une année complète, il ira bien plus haut que 9e. Son poten­tiel saute aux yeux et je ne vois qu’Alcaraz et Sinner qui me semblent au‐dessus, sur l’en­semble d’une saison, pour viser la première place mondiale, même si Arthur peut très bien les battre sur un match. Le seul domaine où, aujourd’hui, il peut y avoir des ques­tion­ne­ments dans sa tête, c’est sans doute par rapport à sa faculté à enchaîner les matches en cinq sets. On ne sait pas encore s’il est capable de le faire et d’ar­river assez frais en quarts ou en demies d’un Grand Chelem pour défier les meilleurs. »

Actuellement engagé sur l’ATP 500 de Tokyo, où il a dû passer par les quali­fi­ca­tions en raison d’un problème admi­nis­tratif, Arthur Fils a dominé son compa­triote Luca Van Assche au premier tour (6−3, 6–2). En huitièmes de finale, il affron­tera Frances Tiafoe (8e mondial) ou Kei Nishikori, qui dispute le dernier tournoi de sa carrière. 



A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.