Novak Djokovic se confie : « Depuis disons cinq ans, je ressens quelque chose de parti­cu­lier lorsque j’entre sur le court… »

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Alors qu’il a déjà « fini le jeu » en rempor­tant tous les plus gros titres et en ayant battu la plupart des records, Novak Djokovic continue de se battre sur le court à 39 ans. 

En confé­rence de presse après son titre à Pékin, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a expliqué qu’il ressen­tait une certaine respon­sa­bi­lité en tournoi. 

« Quand je suis sur le court, peu importe qui se trouve de l’autre côté du filet, je ne lâche rien. Je me pousse vrai­ment jusqu’à mes limites, en parti­cu­lier quand on dispute les finales de grands tour­nois devant un stade plein à craquer. Je ressens toujours cette pres­sion supplé­men­taire et l’importance de la posi­tion privi­lé­giée que j’occupe, chaque fois que j’entre sur le court d’un tournoi, n’importe où dans le monde, surtout depuis, disons, cinq ans. Il y a quelque chose de très spécial à entrer sur un court, à être soi‐même. Les gens s’attendent à ce que tu donnes le meilleur de toi‐même. Cela ajoute aussi une part de respon­sa­bi­lité. C’est un facteur de moti­va­tion. Si on ne se sent pas bien, cela peut aussi devenir un fardeau. On peut sentir un poids énorme sur ses épaules. Mais c’est ce que je suis destinée à faire. Je crois sincè­re­ment que Dieu m’a donné cette oppor­tu­nité et ce talent pour être qui je suis et pour être là où je suis. J’en suis recon­nais­sant. J’essaie de remplir ma mission et d’exploiter mon poten­tiel autant que possible. Des gens viennent de toute la Chine, voire du monde entier, pour vous voir jouer, peut‐être une seule fois dans leur vie. C’est ce que disait Kobe Bryant. Il voulait toujours jouer, car il y a proba­ble­ment toujours au moins un ou plusieurs fans qui viennent vous voir jouer, peut‐être pour la seule et unique fois. On ne joue pas seule­ment pour soi‐même ; on joue pour les gens, pour le sport. En tant que joueur vedette, on porte un poids bien plus lourd. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.