Nishikori sur Federer, Nadal, Djokovic et Murray : « C’était le seul des quatre contre lequel je partais un peu perdant d’avance »

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Officiellement retraité depuis sa défaite au premier tour de l’ATP 500 de Tokyo le 1er octobre dernier, Kei Nishikori a accordé une inter­view à L’Equipe dans laquelle il raconte ses plus grands souve­nirs et évoque aussi ses diffi­cultés contre Novak Djokovic, qu’il n’a battu que deux fois en vingt duels. 

« Je dirais que ma toute première victoire en tournoi ATP à Delray Beach (contre James Blake) a eu un énorme impact dans mon déve­lop­pe­ment de jeune joueur. C’est le moment où quelque chose s’est éveillé en moi, où j’ai pris conscience que je pouvais battre les tout meilleurs. En terme d’ac­com­plis­se­ment et d’émo­tions, il y a ma finale à l’US Open (2014 contre Marin Cilic), dans un tournoi que j’ado­rais. J’avais toujours rêvé d’at­teindre la finale de à Flushing (Meadows) étant donné que je suis devenu pro aux États‐Unis (en Floride, à la Bollettieri Academy). C’était alors la plus grande scène sur laquelle j’avais joué de ma vie. J’avais battu Novak (Djokovic) en demies, qui était au summum de son art. Cet US Open a été un deuxième déclic dans ma carrière et j’ai ensuite réussi à ne plus nourrir de complexes face au Big 4 ; même si j’ai enchaîné dix‐sept défaites contre Novak dans les dix années suivantes (rires). C’était le joueur insol­vable, le seul des quatre contre lequel je partais un peu perdant d’avance. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.