Alex Corretja sur la diffé­rence entre Nadal et Alcaraz : « Rafa, c’est la disci­pline, l’épopée, la résis­tance. Mais dans la manière de vivre le tennis, je trouve l’approche de Carlos beau­coup plus saine »

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Álex Corretja a toujours un regard parti­cu­liè­re­ment instructif sur le monde du tennis. Très apprécié des joueurs, l’an­cien numéro 2 mondial est notam­ment connu pour ses inter­views sur le court, que ce soit à Roland‐Garros ou lors d’autres grands tournois.

L’Espagnol a accordé un entre­tien à El País Semanal, dans lequel il évoque les deux grands cham­pions espa­gnols, Rafael Nadal et Carlos Alcaraz, en souli­gnant leurs simi­li­tudes, mais surtout leurs diffé­rences. Il s’est notam­ment attardé sur leur manière d’aborder le tennis et sur leur rapport à la souf­france, au dépas­se­ment de soi et au plaisir de jouer.

« Il peut être en train de jouer un match décisif et malgré tout prendre du plaisir. Rafa, c’est la disci­pline, l’épopée, la résis­tance. Mais dans la manière de vivre le tennis, je trouve l’approche d’Alcaraz beau­coup plus saine, parce que ce gamin s’amuse.Alcaraz est à Roland‐Garros et on dirait qu’il est à Disneyland : “Tiens, je vais faire une autre attrac­tion.” “Vas‑y, mon garçon, monte et amuse‐toi !” Et il en redes­cend avec le sourire.Nous, on était plutôt du genre à monter dans l’attraction, à en ressortir complè­te­ment étourdis, dans un état lamen­table, et à se dire : “Ce n’est pas grave, j’y retourne.”C’est comme ça que notre géné­ra­tion a grandi. Celle de Carlos a une approche plus saine. Elle montre qu’on peut se dire : “Je peux jouer au tennis sans que cela soit néces­sai­re­ment un calvaire. » a déclaré l’an­cien numéro deux mondial.

A propos de l’auteur

Antoine Trupiano

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.