Crédit photo : Grand Prix Auvergne‐Rhône‐Alpes
On ne remporte pas trois tournois du Grand Chelem dans la même ère que Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray sans être un acharné de travail, même à 41 ans et à quelques semaines de prendre une retraité bien méritée.
Impressionnant à tout point de vue lors de sa victoire face à Martin Landaluce, 21 ans plus que jeune que lui, au premier tour du Grand Prix Auvergne‐Rhône‐Alpes, le Suisse a ensuite fait une belle déclaration d’amour à son sport lors de son passage en conférence de presse d’après match.
« Concernant ma retraite, les émotions sont très mixtes parce que je suis quelqu’un qui fait les choses vraiment à fond, tout le temps. À partir du moment où je voulais faire une dernière année, où il me reste maintenant deux tournois, pour moi c’est important de mettre la tête à fond dans le tennis. C’est ce que j’ai fait tout au long de l’année, c’est ce que j’ai fait pendant trois semaines avant d’arriver ici. Je me suis entraîné comme un malade physiquement, tennistiquement pour être le mieux préparé possible. J’essaye de garder cette tête vraiment 100% focus dans le tennis, parce que c’est aussi la seule façon de pouvoir espérer gagner des matchs. Maintenant, c’est vrai qu’il ne reste que deux tournois. Il a ce point d’interrogation sur l’après et sur comment je vais me sentir la semaine prochaine (sur le tournoi de Bâle, pour ses grands adieux). Je sais que ça va être compliqué mais d’un autre côté, c’est compliqué dans le positif parce que s’il y a des émotions de tristesse ou de manque, par rapport à la passion que j’ai eue, ça veut dire que j’aime ce que je fais et que j’ai aimé ce que j’ai fait pendant plus de 20 ans. Ça a été toute ma vie, mais je suis en paix avec la décision. Je sais que j’ai fait le maximum, que j’ai tout donné pour mon sport que j’aime, encore cette année. Par rapport à ça, je suis très heureux. »
Publié le jeudi 22 octobre 2026 à 16:17



