Rafael Nadal : « Même si n’ai jamais essayé d’être quel­qu’un que je n’étais pas, d’une certaine manière, il y a deux Rafa »

À l’occasion d’un nouveau livre qui lui est consacré, et pour lequel il a colla­boré, Rafael Nadal s’est confié au maga­zine GQ.

Après avoir notam­ment déclaré que son style vesti­men­taire au début de sa carrière était « horrible », le Majorquin, retraité depuis deux ans (novembre 2024), a expliqué qu’il était quel­qu’un de très diffé­rent en dehors des courts. 

« Je pense que j’ai toujours été très authen­tique face à la presse quand je jouais, quand j’étais en contact avec les gens. J’ai essayé, et je pense y être parvenu, d’être moi‐même tout au long de ma carrière tennis­tique. Bien sûr, quand votre noto­riété grandit au fil des années, on fait un peu plus atten­tion à ce qu’on dit ou à la façon dont on agit, de peur que cela ne pose problème. Je n’ai jamais essayé d’être quelqu’un que je n’étais pas. Mais d’une certaine manière, il y a deux Rafa. L’un est le Rafa de la compé­ti­tion : très intense, avec tous ses rituels. C’est la vérité. Mais en même temps, je suis très attaché à ma famille et très détendu. Intense d’un côté, et prenant la vie du bon côté de l’autre. Je suis aussi quelqu’un qui évite toujours les conflits, et c’est la vérité. Et d’une certaine manière, c’est aussi ce qui trans­pa­raît dans le livre : j’ai toujours eu plus ou moins la même équipe du début à la fin, à l’exception de mon oncle, qui, ces dernières années, a décidé de se consa­crer à autre chose. On perçoit cette confiance dans les photos, et d’une certaine manière, cela équi­libre le côté intense du travail et le côté plus détendu avec la famille. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.