Toni Nadal sur le tennis fran­çais : « Une fois, Richard Gasquet est venu faire la pré‐saison avec nous, à l’aca­démie. Après trois jours, il était cassé. Il a dit : ‘Je ne suis pas habitué à cela’ »

Il y a quelques jours, Toni Nadal était invité au colloque des ensei­gnants, orga­nisé par la FFT, sur le court Philippe‐Chatrier de Roland‐Garros où il a été inter­rogé sur de nombreux sujets liés à la diffé­rence de culture entre le tennis fran­çais et espagnol. 

Et après avoir expliqué que la plupart des joueurs fran­çais avaient un problème concer­nant leur adap­ta­tion tactique pendant les matchs, Toni Nadal en a remis une petite couche sur la manière de s’en­traîner en prenant l’exemple de Richard Gasquet. 

Question : Est‐ce que tu trouves qu’en France on parle trop de tech­nique et pas assez de la valeur du travail et des efforts ?

Toni Nadal : « Je vais vous dire quelque chose. Je me souviens qu’une fois, Gasquet est venu faire la pré‐saison avec nous (à l’aca­démie Rafa Nadal, à Majorque). Et on s’en­traî­nait le matin et le soir. Après trois jours, il était cassé. Il a dit : ‘Je ne suis pas habitué à cela’. Parce que je crois que quand il veut frapper la balle très jolie (comprendre de manière propre et esthé­tique), c’est diffi­cile pour lui de trop courir. Ils m’ont souvent demandé : ‘Qu’est‐ce qu’on doit faire pour gagner ici (à Roland‐Garros) ?’. La première chose, c’est que les chaus­settes doivent être sales, sinon c’est impossible. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.