Il ne reste plus que deux jours avant la fin définitive de l’année 2012. Dernière partie de notre rétro… Un peu d’auto‐promo ! Voici quelques uns des meilleurs articles originaux publiés tout au long de la saison sur Welovetennis. La sélection a été établie par une jeune fille de passage à la Rédaction, qui a laissé son cœur parler ! Bonne re‐lecture !
La rétro WLT est organisée en partenariat avec « Roger, mon amour », le livre tennis événement sur Roger Federer.
Publié le 29 janvier 2012 à 15h42, par Pauline Dahlem
Novak Djokovic remporte une finale historique face à Rafael Nadal à Melbourne. Le Serbe s’impose au bout du suspense, 5–7 6–4 6–2 6–7[5] 7–5 en 5h54 et remporte ainsi son 5e titre du Grand Chelem, le 3e en Australie. Phénoménal !
Rafael Nadal et Novak Djokovic ont repoussé les limites cette nuit à Melbourne : les limites du temps, les limites de ce sport, les limites du rationnel. Nul doute que cette finale restera longtemps dans les mémoires. Ce choc des titans a accouché, après l’immense finale du dernier US Open, d’un nouveau moment d’anthologie. Et si Novak Djokovic en sort vainqueur, Rafael Nadal a une nouvelle fois prouvé quel fantastique champion il restait. Car jamais il n’était passé aussi près de rebattre, enfin, le Serbe en Grand Chelem.
Et pourtant, c’est bien l’Espagnol qui débute le mieux la rencontre. Sans être extraordinaire, le Majorquin supporte mieux la pression que son adversaire, qui semble complètement paralysé par l’enjeu. Car Novak n’y est pas du tout. Le bras pèse lourd, les jambes ne répondent pas et logiquement, les fautes s’accumulent. C’est donc l’Espagnol qui empoche cette première manche, 7–5.
Et puis soudain, Djokovic se réveille. Enfin entré dans son match, le Serbe desserre le frein à main et lance la machine. Les points sont mieux construits, les frappes plus intenses. Et le score s’inverse. Le Serbe se détache 5 jeux à 2 et malgré une légère frayeur au moment de conclure la manche, revient à un set partout, 6–4.
Le troisième set ne fait que confirmer les impressions du second. Djokovic a retrouvé son tennis « anti‐Nadal ». Ses retours canons, sa prise de balle précoce et ses qualités de défenseur‐contreur font tourner en bourrique l’Espagnol. On croit revivre les multiples finales de l’année 2011, tant Nadal semble décroché. Après 3h11 de jeu, le Serbe tourne à deux manches à une en sa faveur : 5–7 6–4 6–2.
Mais Rafa n’abdique pas. Martyrisé sur ses jeux de service alors qu’il n’en touche presque pas une sur les mises en jeu adverses, le numéro 2 mondial se bat comme un beau diable pour tenir le score. A 3–4, 0–40, alors qu’on ne donne plus très cher de sa peau, Nadal réussit un come‐back absolument remarquable. Comme par miracle, la première claque et les coups droits fusent, enfin. Rafa tient son service et pousse Novak dans un tie‐break décisif : 1–1, 3–1, 3–3… C’est absolument irrespirable sur la Rod Laver Arena. Puis Djokovic se décide à aller chercher son match. Il réussit une série de coups droits absolument formidable et se détache 5–3. Mais encore une fois, Rafa revient. A l’arrache, au courage, en guerrier, le numéro 2 mondial se procure une balle de set à 6–5. Et la convertit immédiatement. Un véritable petit miracle. A genoux, Rafa célèbre son retour dans ce match qui est déjà entrée dans le panthéon des finales de Grand Chelem.
Mais on n’a pas encore tout vu ! L’horloge indique déjà 4h39 de match. Et les deux hommes jettent toutes leurs forces dans la bataille, 5e set oblige. Des deux joueurs, Djokovic semble le plus marqué physiquement. Il cède logiquement son service le premier. Rafa se détache 4–2 et sert pour confirmer le break. Et puis ? Un revers qui vaut très, très cher à 30–15 file dans le couloir. Djoko s’engouffre dans la brèche, débreake et recolle à 4–4. La suite, c’est un combat absolument dingue, hors du temps, hors de toute rationalité. Capables d’enchaîner des échanges de plus de 30 coups après 5h30 de baston, les deux titans donnent tout ce qui leur reste. Rafa ne parvient même plus à crier sur ses frappes. Djoko tombe à la renverse après un échange perdu. Bref, tout part en vrille. Mais Novak, en champion, en guerrier, va chercher son match vers l’avant. Le Serbe se fait violence, breake, et implore le ciel de mettre, enfin, un terme à cette folie. Sur sa première balle de match, il claque un dernier coup droit gagnant puis tombe à la renverse. Après 5h54, oui 5h54, le Serbe fait enfin plier Rafael Nadal. Merci messieurs pour ce duel. It was so CRAZY.
Publié le dimanche 30 décembre 2012 à 11:30



