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2. Paire‐Llodra, je t’aime, moi non plus

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Ils ont pété des plombs tout au long de cette année 2013 ! Oui, un certain nombre de joueurs et de joueuses ont vu leurs nerfs lâcher au cours de la saison. Et de façon pas toujours jolie, jolie… L’on pour­rait même dire sans prendre trop de risques que nos sanguins ont été parti­cu­liè­re­ment imagi­na­tifs. Alors, ce mercredi, retrouvez, de 11h00 à 19h00, notre sélec­tion des huit coups de sang les drôles, tristes ou impres­sion­nants de l’année !

Plus qu’un coup de sang, c’est une alter­ca­tion qui a fait couler beau­coup d’encre qui vient prendre posi­tion dans nos coups de gueule de l’année. Celle entre Benoît Paire et Mickael Llodra à Miami. Le mieux, c’est de la laisser se raconter par le premier, qui a bien daigné nous répondre sur le sujet pour GrandChelem.

« On est à 3–0 en ma faveur, on tourne, on est assis. Et, là, il me regarde et me dit : « Te comporte pas comme un petit merdeux, je ne suis pas Gilles Simon. » Moi, je suis sur le cul, je lui fais : « Qu’est‐ce que tu dis ? Qu’est ce qui se passe ? » Là, il me dit : « Ecoute, tu me dois le respect, j’ai huit ans de plus que toi, donc ferme ta gueule. » Moi, forcé­ment, je lui réponds : « Ecoute, Mika, tu ne me parles pas comme ça, j’suis pas ton chien. » Mais il continue en disant des trucs du genre : « Ah ouais, c’est bien, continue, t’iras loin dans ta carrière ! » Des trucs ridi­cules, quoi ! Alors ok, peut‐être qu’il peut craquer sur un match. Mais, ensuite, qu’il n’aille pas dire dans la presse que c’est moi qui l’ai insulté. L’arbitre a la version, l’ATP a la version. Tout le monde sait ce qui s’est passé ; je n’ai pas dit une insulte. Alors quand j’ai lu dans les médias que je l’aurais traité de « mange‐merde »… Franchement, ça me déçoit encore plus. Il aurait au moins pu avouer la vérité, au lieu de me faire passer pour le mec qui l’insulte – alors que ce n’est pas vrai. 

[…]

Mais je vais te dire, sur le circuit, tout le monde sait ce qui s’est passé. Et tout le monde l’a, la vraie version. Tout le monde sait comment Mika se comporte. Tu peux aller voir n’im­porte quel joueur, n’im­porte quel arbitre et tu auras la vérité. Ce qui m’embête, avec ses mensonges, c’est que tout le monde va encore dire que c’est Benoît qui a mis le feu aux poudres, alors que ce n’est fran­che­ment pas vrai. J’étais devant au score, je faisais un bon début de match, j’étais content. Et là… 

[…]

Encore une fois, je l’appréciais énor­mé­ment, c’était un ami. Sur le circuit, je m’en­tends bien avec tout le monde, je n’ai pas de soucis avec des joueurs. Je suis quand même plutôt ouvert, alors que ce n’est pas le cas de tout le monde. En‐dehors, on peut déconner, on peut s’amuser. Et, là, Mika… C’est quel­qu’un qui a été faux avec moi. Il était là, super, super, mais, à la première occa­sion, il m’a insulté sur le terrain. Ca ne peut pas passer quand ça vient de quelqu’un que tu appré­cies. On ne fait pas ce genre de choses, non ? On ne dit pas : « Ferme ta gueule » ! Moi, je n’ai plus envie de parler à un gars qui m’a traité comme ça. Pour moi, Mika, c’est un mec qui n’en a rien à foutre des autres, en fait, et qui veut simple­ment gagner son match par n’im­porte quel moyen. 

[…]

Ça a été très dur, parce que je marche beau­coup à l’af­fectif, parce que je suis quel­qu’un de très sensible. Sur le terrain, ça m’a vrai­ment touché. Je savais qu’il le faisait pour gagner le match et pour m’embêter. Même s’il fait un premier pas… Avec mon entraî­neur, on en a pris plein la gueule, ça a pris des propor­tions énormes. Et, à la fin, c’est moi qui me fait limite engueuler… C’est dur. »