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4. Un org‐Haaaas‐me !

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Pour ce lundi 16 décembre, place aux huit plus beaux matches de la saison. Une sélec­tion bien entendu subjec­tive qui ne demande qu’à être complétée par les high­lights d’autres pépites !

John Isner. Et Tommy Haas. Et le court numéro un. Un tennis d’at­taque dans une arène où chaque frappe de balle résonne comme un coup de marteau piqueur. Un tennis de serveurs. Un tennis de volleyeur pour l’un. Un tennis d’es­thète pour l’autre. Un tennis de mental. Un tennis orgasmique. 

J’aime les 103 volées effec­tuées par les deux joueurs au cours de la rencontre – dont les trois quarts pour Isner -, soit une tous les quatre échanges. 

J’aime les 177 points gagnants frappés durant ce match, j’aime les 36 balles de break parta­gées lors même que chacun possède une excel­lente mise en jeu. 

J’aime le revers de Tommy Haas, une merveille, qu’elle soit frappée à plat, liftée ou slicée : « C’est un bon qu’il a là », commente d’ailleurs Isner à ce dernier sujet. 

J’aime l’ex­tré­misme de ce même Isner, qui explique : « Il fallait que je sois agressif la plupart du temps. Jouer service‐volée était ce qu’il fallait faire. J’aurais peut‐être d’ailleurs pu terminer davan­tage d’échanges au filet. »

J’aime la remontée fantas­tique du vieillard du circuit, mené 4–1 dans l’ul­time manche, qui trouve quand même les ressources de se battre jusqu’au bout. Et de gagner. 

J’aime la folie qui s’est emparée du court, commentée ensuite par Tommy Haas : « A la dernière balle de match, je ne savais plus combien j’en avais eu. Je savais que j’en avais eu quelques‐unes, mais je ne savais plus combien ; égalité, avan­tage, égalité, avan­tage… J’ai complè­te­ment perdu le fil. »

Et j’aime ces balles de matches. Les 13 de l’Allemand, celle de l’Américain. 13 sauvées par l’un et l’autre. Une finale, libé­ra­trice et destruc­trice. « Je me sens horri­ble­ment mal », annonce, défait, Isner en confé­rence de presse. Pendant que, moi, pudi­que­ment, avec un grand respect, je jubile d’avoir vécu ce moment de beauté.

RCV, le 02/06/2013 à 00:10

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.