Arnaud Clément, la belle histoire d’un combattant

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    Pour son dernier Roland Garros, Arnaud Clément est allé cher­cher au bout de lui‐même une très belle victoire face à l’Américain Alex Bogomolov Jr, 46e joueur mondial. Le Français de 34 ans s’im­pose après plus de 4 heures de jeu, (6−2 3–6 4–6 7–6 6–4) et se qualifie pour le second tour où il affron­tera soit Radek Stepanek, soit David Goffin.

    Bien sûr, Arnaud Clément aurait préféré claquer un dernier point gagnant pour conclure ce match. Bien sûr, l’Aixois n’a pas aimé voir son adver­saire, pétri de crampes, aban­donner sur la balle de match. Mais tout de même, que ça fait du bien de sortir vain­queur d’un tel combat ! 

    Décidé à ne pas faire de ce dernier Roland Garros un simple baroud d’hon­neur – pas le genre de la maison – Arnaud Clément commence son match de la meilleure des manières. Toujours aussi précis dans son jeu de jambes, toujours autant déter­miné, le Français fait plier Bogomolov dans le premier set (6−2). Après un assez long passage à vide, le temps de perdre les deux manches suivantes, l’Aixois donne tout ce qui lui reste pour revenir au score. Poussé par le public de l’arène qu’est ce court n°1, Clément s’ar­rache en défense, met de l’in­ten­sité dans ses frappes et agré­mente son jeu d’amor­ties bien senties. Le quatrième set en poche, après avoir sauvé une balle de match tout de même, l’ex‐numéro 10 mondial continue avec cette tactique visant à casser les jambes d’un adver­saire forcé­ment touché sur le plan physique. C’est peut‐être un peu vicieux, mais ça a le mérite de fonc­tionner. Car sur un dernier jeu très disputé, après plus de 4 heures de jeu, l’Américain est contraint d’aban­donner au moment de sauver sa première balle de match. C’est donc le Français, 34 ans, 15 parti­ci­pa­tions à Roland Garros à son actif, qui s’im­pose, 6–2 3–6 4–6 7–6 6–4.

    « Je suis très heureux » a réagi Clément au micro de France TV à sa sortie du court. « On était au bord de la rupture tous les deux et je voudrais vrai­ment remer­cier tout ce public qui m’a soutenu et sans qui je n’au­rais jamais pu gagner. C’est une aide fantas­tique. Je suis heureux parce que j’avais perdu beau­coup de match à Roland après avoir eu des balles de match et là j’en sauve une dans le 4e set et je m’im­pose au bout. Pour mon dernier Roland, c’est un joli petit clin d’oeil. Maintenant, il va falloir bien récu­pérer pour la suite. »

    La suite juste­ment, ce sera face à Radek Stepanek ou David Goffin. Pas simple, mais pour­quoi pas ?

    A propos de l’auteur

    Pauline Dahlem

    Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.